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mardi 26 juin 2007

A propos de Dieu : la Terre est ronde

Après le Da Vinci code voici le second livre que je n'ai pas lu à passer au test i-69-114. Autant j'aime la philosophie autant les bouquins de spiritualité ne m'intéressent pas du tout et cet exemple me conforte dans mes préjugés à leur sujet.

Tout commence avec des évidences affirmées comme telles "Il est pourtant évident que jamais le connu ne pourra connaître l'inconnu ; il ne peut connaître que ce qui lui a été enseigné, ce qu'il a engrangé." (p.11). Mouais, passons directement à la page 69.

A la page 69 il est question de perception pure qu'on ne peut pas connaître avec notre expérience. Super. Krishnamurti dit ceci en 40 fois plus de mots. C'est vraiment le roi de la reformulation pour les gens lents à la comprenette.

Page 114, ou Faut-il rigoler ? "Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais plus on fait d'efforts pour comprendre un problème, moins on le comprend." Oui, ok, il faut prendre le temps de faire le vide pour s'ouvrir l'esprit face à un problème épineux, ne pas s'évertuer à le prendre par les cornes. Le problème en l'occurence c'est que la manière orientale de Krishnamurti tourne en rond pendant des paragraphes pour exprimer des évidences qui peuvent certes faire figure de paroles de sagesse, à condition de ne pas trop être exigeant.

Avé Krishna ! ceux qui ne vont pas te lire ne vont pas perdre leur temps non plus à saluer tes vérités vraies qui ne mangent pas de pain. A lire les commentaires de lecteurs sur Amazon on dirait que certains trouvent ça puissant, moi j'ai du mal à trouver ça intéressant et encore moins stimulant. Pas assez intellectuel ce Krishna sans doute, mais avec sa spiritualité discount au moins il n'a pas fondé de secte pour exploiter le fonds de commerce des esprits un peu light niveau lecture.

mercredi 13 juin 2007

The Da Vinci Code: page 1 fodder

Le best-seller que tout le monde, même ceux qui ne lisent jamais, s'est trouvé obligé de lire ou d'acheter parce que tout le monde en parlait. Pas moi. Pourtant au début du buzz j'avais demandé à un pote (assez peu fiable question goûts littéraires) de me prêter le bouquin quand il l'aurait fini.
Et puis j'ai lu la première page à la Fnac. Le Louvre la nuit avec le meurtre mystérieux du conservateur Jacques Saunière qui se profile. Style minable, mise en scène ridicule de nullité. La seule fois où je me suis de nouveau intéressé à l'affaire c'est quand on m'a offert le Code Da Vinci : l'enquête écrit par des journalistes pour explorer les sources d'inspiration du livre. Voilà qui aide à comprendre l'engouement pour la conspiration suprême décryptée sans rire tout en évitant de subir les presque 500 pages de constipation de l'auteur.

Est-ce que la page 69 vient modifier mes préjugés :? Dans l'édition poche US (cette fois on ne pourra pas dire que c'est la traduction qui était faible) il s'agit de la deuxième page du chapitre 13. L'auteur mèle des dialogues sans profondeur (Robert Langdon est vraiment tourneboulé, le pauvre, face à Sophie Neveu qui-sait-tout) avec une narration lourde de poncifs. Encore une fois style minable d'un auteur qui ne sait pas écrire ou, au choix, qui pourrait écrire dans la collection Harlequin.

Bref pas la peine de pousser jusqu'à la page 114. Le Da Vinci Code est nul dès la première page.