<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252</id><updated>2012-02-16T20:29:39.274+01:00</updated><category term='sony'/><category term='kindle'/><category term='philo/spiritualité'/><category term='millénium'/><category term='fnac'/><category term='cloud'/><category term='nihilo'/><category term='pas lu'/><category term='nook'/><category term='drm'/><category term='ebook'/><title type='text'>Page 114 - sondages dans une bibliothèque</title><subtitle type='html'>Vérification du test de la page 69 de Marshall McLuhan avec deuxième chance accordée à la page 114.&lt;br&gt;

Le test de McLuhan préconise d'ouvrir un livre directement à la page 69 pour savoir s'il va nous plaire.&lt;br&gt;
Ça marche très souvent mais quitte à préjuger des qualités autant aller plus loin.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>29</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-4237876486697211258</id><published>2011-10-25T16:36:00.005+02:00</published><updated>2011-10-25T17:57:59.143+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ebook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nihilo'/><title type='text'>Damned</title><content type='html'>Non, ce n'est pas une allusion à Tintin (ou, plus probable, à Blake et Mortimer), c'est le titre du dernier Chuck Palahniuk. Je n'avais rien lu de lui avant, juste subi l'adaptation ciné de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Fight Club&lt;/span&gt;. Mon a priori&amp;nbsp;: auteur branchouille dans le pur style énervé limite nihiliste qui se vend bien à notre époque (comme Houellebecq chez nous, et Salinger avant eux).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PREMIER TEST E-BOOK&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai commencé cet été à lire sur mon &lt;a href="http://p114.blogspot.com/2011/10/experiences-de-lectures-electronique-le.html"&gt;Nook Color&lt;/a&gt; avec &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/039333869X/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=039333869X"&gt;Liar's Poker&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=laversioorigi-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=039333869X" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /&gt;, un bon bouquin sur la flambée de la haute finance dans les années 80 qui peut aider à remettre en perspective la situation actuelle pour les plus jeunes. Mais je n'avais toujours pas fait le test dans mes lectures numériques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PROPHETIE AUTOREALISATRICE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre aparté qui va devenir la règle : le prix du ebook. 6 euros pour &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Liar's Poker&lt;/span&gt; ça fait encore cher pour un bouquin sorti il y a 22 ans. Pour &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B005HCI6RU/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B005HCI6RU"&gt;Damned&lt;/a&gt; Amazon le met à 11 euros. C'est le même prix que la version poche (papier) sur thebookdepository.co.uk (livraison gratuite en France aussi)&amp;nbsp;: tant pis, dans chaque cas les versions piratées sont à 2-3 clics de là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme pour les banques qui retirent leurs investissements de peur que le marché ne soit plus assez liquide/solide, c'est une belle prophétie auto-réalisatrice à laquelle les éditeurs se préparent. Ebooks au même prix que le papier de peur qu'il y ait cannibalisation/pour prendre de l'avance sur le manque à gagner des téléchargements gratuits, donc prix qui incitent à aller voir ailleurs que l'offre légale-prix-unique en décalage complet avec les nouveaux modes de consommation du numérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BREF : DAMNED, p.69 &amp; p.114&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça pour dire que j'ai été incité à lire &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Damned&lt;/span&gt; par cette &lt;a href="http://www.nytimes.com/2011/10/20/books/damned-by-chuck-palahniuk-review.html"&gt;critique du New York Times&lt;/a&gt; qui avait l'air de dire que Chuck Palahniuk s'était repris après une récente production en chaine peu folichonne. Sauf que, comme avec les bandes-annonces au cinéma, les meilleurs morceaux isolés donnent une image fausse de l'ensemble. Quand on n'est pas rodé à ça on se fait avoir. C'est pareil avec les critiques littéraires, il faut savoir lire entre les lignes et en aucun faire confiance à un tiers (surtout pas un journaliste) pour faire un sondage rigoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 69&lt;/span&gt; n'est pas exactement représentative des pages précédentes (oui j'ai triché, j'ai déjà lu le début du roman), mais le style est là. Comme tout a la forme d'un journal intime de l'héroïne Madison Spencer, la page est représentative. Mais, comme j'ai triché je peux le dire, les descriptions sont moins dans le grotesque glauque de l'héroïne en Enfer (l'essentiel des 70 premières pages) puisqu'elle revient sur sa vie terrestre. Il n'en reste pas moins que le lecteur expérimenté retrouvera dans l'exercice de style "je me lâche par la voix d'une ado de 13 ans" quelque chose de vain et prétentieux sur la durée d'un roman (pas intrinsèquement prétentieux, mais surtout ajouté au fait que cette ado est morte et déblatère sur son expérience de la vie dans ce contexte farfelu et scatologique, comme une blague d'ado, de l'Enfer vu par l'auteur).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 114&lt;/span&gt; s'impose donc. Là encore on est dans les réflexions de Madison Spencer plus que dans la lourde description de l'Enfer par un auteur aux idées engourdies par la société US. Madison approfondit une critique virulente de sa mère. Dit comme ça, rien de particulièrement rebutant, mais encore une fois il faut voir que c'est une approche faite pour être délayée sur tout le roman. D'où la pertinence de faire le test sur 2 pages. Dans notre cas 69+114 rien de particulièrement passionnant, ni énervant à froid, à déceler dans la linéarité de la narration  plafonnée au niveau d'une adolescente énervée. Avec un peu de perspective, cette adolescente est énervée comme tous ces auteurs dont le fond de commerce consiste à cracher dans la soupe de la société de consommation. Et les critiques littéraires se pâment en trouvant ça profond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pire étant que d'après l'historique des ventes numériques sur Amazon, les ebooks ne vont pas tirer la production vers le haut.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-4237876486697211258?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/B005HCI6RU/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B005HCI6RU' title='Damned'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/4237876486697211258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=4237876486697211258' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/4237876486697211258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/4237876486697211258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2011/10/damned.html' title='Damned'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-3982170584234444011</id><published>2011-10-10T15:29:00.007+02:00</published><updated>2011-10-10T16:26:29.114+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='drm'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sony'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fnac'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='kindle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ebook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nook'/><title type='text'>Expériences de lectures électroniques - Nook Color</title><content type='html'>Pour résumer la longue analyse des infos disponibles sur le web pour savoir si je franchirais le pas, c'est la polyvalence qui m'a décidé. Pour cette même raison, validée par le marché US aux dépends d'Amazon, qu'une liseuse-tablette de 7" (donc écran LCD) est une bien meilleure proposition de valeur qu'une liseuse avec navigateur web expérimental (encre électronique, pas de rétro-éclairage, donc la meilleure expérience de lecture). Et Barnes &amp; Noble avec son Nook Color était tout seul sur ce marché. Je ne regrette d'ailleurs pas cet acquisition avec l'arrivée du Kindle Fire car je reproche toujours à Amazon son format et sa boutique fermés, ce que le Kindle Fire ne va que renforcer. En attendant de juger sur pièces les 2 concurrents américains, il n'y a pas photos&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Nook_Color"&gt;Nook Color&lt;/a&gt; lit le format standard de eBook (.epub) ainsi que le format mobipocket (.mobi), le pdf, etc. Étant à la base une tablette Android (2.2 puis 2.3) avec une sur-couche constructeur on a toujours la possibilité, non négligeable quoique réservés aux connaisseurs, de "rooter" la tablette pour y mettre l'OS Android nu, par exemple la dernière version 'Ice-cream Sandwich' (3.1). Personnellement je n'ai pas envie de rentrer dans cette bidouille, l'interface B&amp;N répondant parfaitement à mes besoins en termes d'ergonomie et de réactivité&amp;nbsp;: "if it ain't broke, don't fix it!".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Calibre est mon logiciel de choix pour gérer ma bibliothèque d'eBooks, et surtout pour convertir des fichiers PDF (image) en epub (ou mobi) ou encore des fichiers Kindle (azw). Comme je ne peux pas acheter depuis la librairie en ligne Barnes &amp; Noble (&lt;a href="http://www.bn.com"&gt;bn.com&lt;/a&gt;) sans avoir d'adresse US je suis obligé de me débrouiller autrement. Téléchargements gratuits évidemment, mais j'ai aussi testé la boutique Kindle du site US.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallait s'y attendre le livre acheté (&lt;a href="http://www.amazon.com/Box-Uncanny-Stories-Richard-Matheson/dp/0765361434"&gt;The Box&lt;/a&gt;, un recueil de nouvelles, décevantes, de Richard Matheson) est protégé par des DRM. &lt;a href="http://korben.info/fnac-supprimer-drm-ebook.html"&gt;Korben est fan du Kindle mais pas de la Fnac&lt;/a&gt;, mais il pourrait aussi bien critiquer les DRM Amazon. Autant ses remarques ont permis à la Fnac d'améliorer leur site en précisant les DRM, autant pour Amazon je crois qu'on peut rêver(. Encore pour un livre acheté, pour lequel Amazon me force à avoir un Kindle ou une application Kindle pour recevoir la commande, on peut comprendre même si la pratique est énervante (et pousse donc au téléchargement gratuit). Mais là où je ne suis plus prêt à rien pardonner à Amazon c'est que le téléchargement gratuit de livres dans le domaine public donne des fichiers Kindle protégés par des DRM. Ca a été le cas pour Tom Sawyer/Huckleberry Finn (Mark Twain) et A Tale of Two Cities (Dickens) : il a fallu que je trouve un logiciel qui dégage les DRM. Autant dire que je ne vais pas souvent aller acheter des livres sur Amazon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Convaincu par mon expérience de lecture numérique j'ai vite réfléchi à acquérir une liseuse à encre électronique.&lt;ul&gt;&lt;li&gt;1/ Parce que, en déplacement, dans les transports, pas besoin de la polyvalence d'une tablette et&lt;/li&gt;&lt;li&gt;2/ parce que la polyvalence a un coût en terme de poids (plus de 400 grammes pour le Nook Color, un peu moins pour le Kindle Fire) comme en terme de confort de lecture direct (reflets sur le LCD).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Je pensais encore récemment acquérir comme deuxième liseuse le dernier Kindle Touch (annoncé pour la fin d'année) parce que l'expérience de tourner les pages par simple toucher de l'écran me parait un confort trop grand pour essayer de passer par un bouton à actionner. Et puis la dernière liseuse Sony est arrivée (ce mois-ci) et permet même de saisir des notes avec un stylet. J'ai trop de griefs contre Amazon pour revenir vers le Kindle maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-3982170584234444011?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.barnesandnoble.com/nookcolor/' title='Expériences de lectures électroniques - Nook Color'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/3982170584234444011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=3982170584234444011' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3982170584234444011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3982170584234444011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2011/10/experiences-de-lectures-electronique-le.html' title='Expériences de lectures électroniques - Nook Color'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-3546331709817836073</id><published>2011-10-10T13:21:00.004+02:00</published><updated>2011-10-10T16:27:29.818+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cloud'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fnac'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='kindle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ebook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nook'/><title type='text'>Réflexions sur le livre électronique</title><content type='html'>Faire un petit sondage (sur une ou plusieurs pages dans l'ordre de grandeur conseillé 69, 99, 114) semble bien plus facile pour des livres dans leur version numérique. Une connexion internet, et pour peu que le contenu du livre recherché soit disponible dans Google ou sur Amazon, on a tout de suite notre échantillon de décision à l'achat. Évidemment le thème de ce blog suppose qu'on ne se laisse pas aller à faire confiance à un argument marketing ou à un conseil plus ou moins avisé d'une personne plus ou moins proche de nous par ses goûts/exigences/pertinence du jugement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or justement le "geek", c'est à dire dans la définition courante de ce terme (péjoratif à l'origine) le fan de nouvelles technologies, ni trop "early adopter" pédant ni trop victime marketing bisounours, en un mot le technophile curieux et enthousiaste que je suis aura tendance à croire, dans un premier temps, puis à vouloir ce changement qui pousse à terme à la marginalisation du support papier.&lt;br /&gt;Personnellement j'ai observé de loin les premiers avatars de machines à encre électronique, puis les premiers appareils viables. De loin le Kindle avec Amazon comme plateforme a toujours été la mieux placée des tentatives, et même l'initiative essentielle pour faire exister et dynamiser ce marché. Ceci dit les premières versions du Kindle de 2007 à 2010 restaient à mes yeux des "ardoises magiques adultes". Sans même évoquer la question de l'offre (j'y reviendrai) la fermeture du Kindle sur son format propriétaire m'a définitivement détourné d'en acquérir un. Je n'ai jamais voulu utiliser iTunes, et donc posséder un iPhone ou un iPod pour cette même raison que je suis un consommateur très exigeant sur la valeur réelle de ce qui m'est vendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l'illustre ce blog je n'achète pas à la légère sur le simple principe de la nouveauté, du coup de cœur pour un produit "beau" "génial" "révolutionnaire". Je sais me faire plaisir et parfois, pas tout le temps heureusement, ce plaisir passe par le fait d'avoir creusé le sujet très en profondeur pour être sûr qu'aucun détail ne m'a échappé. Ainsi m'arrive-t-il de me lancer dans une recherche effrénée d'information sur un produit (ou un livre, quoiqu'effréné serait exagéré pour parler d'un test de lecture) et que mon enthousiasme de départ, aiguillonné par un marketing de plus en plus pressant avec internet et les réseaux sociaux, ne survive pas aux résultats de mon analyse poussée. Dans cette discipline, dont je me doute qu'elle ne concerne qu'une bande d'irréductibles gaulois, j'ai surtout fait des achats d'impulsion pour faire plaisir et en ce qui concerne la lecture (et tout ce qui touche à des "expériences esthétiques") partager gratuitement ses expériences est sans commune mesure avec un achat ou une nouvelle expérience de consommation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand mérite du Kindle donc est bien d'avoir réussi à lancer la dématérialisation du dernier vecteur de culture populaire, après la musique et le cinéma. Mais à mes yeux Amazon lorgne trop sur le modèle éminemment fermé de ce qu'Apple a réussi avec les mp3. Il y a 2 solutions pour une entreprise qui veut fidéliser ses clients&amp;nbsp;: leur assurer jour après jour le meilleur service, et les empêcher d'aller voir ailleurs. La première solution seule serait malheureusement trop naïve pour une entreprise qui doit avoir, derrière son discours marketing de vouloir le bien du client, un stratégie plus élaborée pour maximiser ses investissements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l'annonce récente du Kindle Fire, Amazon a confirmé cette approche poussée à l'extrême, un extrême largement critiqué sur Facebook qui consiste à vouloir aspirer la vie numérique des consommateurs. Je ne dis pas que le Cloud n'apporte pas un réel service, mais je dois garder l'assurance que le profiling est totalement privé (illusoire) et l'option de récupérer et/ou effacer mes données. Dans le cadre d'achats de mp3 ou de livres numériques, je dois pouvoir utiliser ces fichiers sans restrictions. Ou alors il ne faut pas parler d'achat "d'un droit d'accès encadré par les conditions générales du site", mais directement d'une location dans un cadre précis. Dans ce cas il faudrait revoir un peu la politique tarifaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PRIX UNIQUE, PRIX INIQUE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d'arriver en France je dois dire que le prix des livres électroniques aux États-Unis (où le livre papier est pourtant bien plus largement fixé que chez nous) est déjà trop cher. Ok on est arrivés à 12% du marché converti au livre dématérialisé (je doute qu'il y ait une proportion significative de non-lecteurs convertis par le numérique) mais si, comme je l'imagine il s'agit d'une proportion en valeur, ce chiffre est donc bien trop important par rapport à la base de lecteurs qu'il représente. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les éditeurs sont frileux, Amazon et les autres en profitent pour faire d'énormes marges&lt;/span&gt;, et au final le consommateur est blousé par cette révolution qui ne lui apporte pas un accès pécuniaire plus facile à la lecture. Compte-tenu du fait qu'il faut amortir une liseuse électronique (voire plusieurs pour une même famille...), &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;le prix peu différent des eBooks rend cette innovation un attrape-gogo&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France on a décidé de continuer à protéger l'industrie en instaurant un prix unique. Frilosité oblige il ne faut pas attendre des éditeurs, ainsi en position de force, qu'ils se montrent plus ambitieux et audacieux que ce qu'on observe aux États-Unis. Il n'y a qu'à voir les tarifs des nouveautés disponibles sur Amazon.fr et comparer avec les versions papier&amp;nbsp;: &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B005OQDE4E/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B005OQDE4E"&gt;Le passager&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=laversioorigi-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=B005OQDE4E" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /&gt;, le dernier J-C Grangé, est à 25€ en papier (-5% en grande distribution) et à 19€ en version Kindle, &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B005PKSXJA/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B005PKSXJA"&gt;Katiba&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=laversioorigi-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=B005PKSXJA" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /&gt;, le dernier J-C Ruffin, est sorti en avril à 19€, il se retrouve en Kindle à 15€, mais il est aussi disponible depuis août au format poche à moins de 7€, un paradoxe que l'on retrouve aussi aux US. Quelle clairvoyance et quelle ambition commerciale époustouflante&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faudra pas s'étonner derrière que les éditeurs papiers brontosaures connaissent les mêmes déboires que leurs collègues de la musique et du cinéma. Je reviendrai dans mon prochain post sur mon expérience physique avec la lecture électronique, mais disons déjà qu'entre les différents formats fermés et les tarifs, le livre électronique promet de ne pas dépasser la niche des lecteurs fortunés et dépensiers qui n'ont pas peur de gaspiller leur argent dans un gadget qui ne leur permettra même pas de relire leurs vieux livres (même déjà achetés sur Amazon, ou la Fnac etc.) sur la tablette sans passer à la caisse. Au moins pour les CD et les DVD on pouvait ripper, puis avec les protections contre la copie on n'avait pas de scrupule à télécharger un titre déjà acheté, et puis finalement on prenait goût au téléchargement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ECRITS DEMATERIALISES : LES JOURNALISTES EN LIGNE DE MIRE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le marché du livre numérique est mal barré en France, ce ne sera pas de la faute des journalistes, toujours prompt à s'enthousiasmer pour les nouvelles technologies et donc chanter les louanges d'une vie asservie à Facebook, Apple ou maintenant Amazon. La qualité du journalisme français est déjà franchement pitoyable si on compare à la presse anglo-saxonne, mais justement on arrive à leur niveau, très haut dans la servilité, sur la question de l'enthousiasme béat pour les communiqués de presse (et grandes messes) des entreprises Hi-Tech.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'annonce solennelle du Kindle Fire faite par Jeff Bezos à New-York a été simplement reproduite, argument par argument, dans la presse sans aucune analyse sérieuse. Le prix très bas de 200$ a à peine suscité quelques questions sur des sites plus spécialisés Hi-Tech. Mais personne, personne, n'a mentionné le fait qu'Amazon ne faisait que rattraper son retard sur Barnes &amp; Noble qui a dépassé le Kindle aux Etats-unis grâce notamment à son Nook Color qui est justement une tablette-liseuse Android Wifi de 7 pouces permettant de surfer voire d'écouter de la musique et de regarder des films. Le Nook Color est sorti en novembre 2010 à 250$. Le Kindle Fire va sortir en novembre 2011. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Amazon a dû sortir de son OS propriétaire du Kindle et mettre les bouchées doubles&lt;/span&gt; pour proposer une liseuse-tablette sous Android au potentiel commercial plus important. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La presse elle se contente de gober le discours marketing officiel de la marque et de présenter le Kindle Fire comme une révolution&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, après avoir beaucoup creusé le sujet, mon choix s'est porté sur le &lt;a href="http://www.barnesandnoble.com/nook/"&gt;Nook Color&lt;/a&gt; il y a quelques mois. Certes je ne peux pas acheter de livres en Europe sur le site bn.com. Et alors ? On trouve tout sur internet, non ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-3546331709817836073?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/3546331709817836073/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=3546331709817836073' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3546331709817836073'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3546331709817836073'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2011/10/reflexions-sur-le-livre-electronique.html' title='Réflexions sur le livre électronique'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-3595304893885366730</id><published>2011-09-24T14:36:00.005+02:00</published><updated>2011-09-24T15:08:26.515+02:00</updated><title type='text'>A Confederacy of Dunces</title><content type='html'>J'ai oublié à quelle occasion j'ai entendu parler de ce livre. Ce qui intrigue au delà du titre c'est la bien triste histoire de l'auteur qui n'a pas trouvé d'éditeur, qui s'est suicidé et qui a finalement eu le Pulitzer à titre posthume une vingtaine d'années plus tard. Plus exactement il avait contacté un critique littéraire new-yorkais très en vue qui l'a torturé mentalement en le félicitant pour son talent mais en lui demandant de réécrire encore et encore certains passages avant de s'en désintéresser. Et ce critique continue d'exercer, droit dans ses bottes, sans avoir, à ma connaissance, exprimé de regrets pour John Kennedy Toole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L'incipit&lt;/span&gt; est vivant, plein de couleurs : je peux dire a posteriori que c'est déjà un échantillon très représentatif du style et du livre. Passons directement à la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 69&lt;/span&gt; qui, dans mon édition (Penguin, 2000) est un véritable résumé de la posture sociale et intellectuelle du "héros", l'adipeux poète contestataire Ignatius J. Reilly. Si le résumé peut ne pas être aussi précis à la page 69 d'autres éditions, je peux confirmer que l'ensemble totalement cohérent et régulier ne change pas grand chose à la représentativité de cette page.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous prenons la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 114&lt;/span&gt; par exemple, il n'y est plus question d'avoir une vision précise du héros, du sens ou du manque de sens de sa vie. Le livre fourmille en effet de personnages excellemment dépeints, tout en traits saillants et en couleurs, comme le nègre Jones, exploité comme balayeur d'un bar louche parce qu'il n'a le choix qu'entre ça et le vagabondage qui mène direct en prison. On retrouve à la page 114 pour un élément clé du récit qui lui permet de ne pas être simplement un témoin joyeux et amusant, pour prendre une fonction qui le rapproche d'un chœur antique, mais avec une composante réellement active puisqu'il s'agit d'une révolution sournoise, une conspiration qui prend patience face à la tyrannie du plus fort là où le héros, impuissant, se fatigue à fustiger la conjuration des imbéciles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref une aventure intellectuelle picaresque : un livre à découvrir à tout prix. Malheureusement je doute qu'une traduction, même bonne, lui fasse honneur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-3595304893885366730?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/0394178009/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=0394178009' title='A Confederacy of Dunces'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/3595304893885366730/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=3595304893885366730' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3595304893885366730'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3595304893885366730'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2011/09/confederacy-of-dunces.html' title='A Confederacy of Dunces'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-994567576973112760</id><published>2011-04-13T11:26:00.002+02:00</published><updated>2011-04-13T12:40:01.712+02:00</updated><title type='text'>Le Crime de Sylvestre Bonnard</title><content type='html'>Jean-Marc Proust sur &lt;a href="http://www.slate.fr/story/36611/livres-ventes-levy-dukan-hessel"&gt;slate.fr&lt;/a&gt; concluait sur cette question essentielle, après l'analyse brute des chiffres du commerce du livre des auteurs français&amp;nbsp;:&lt;blockquote&gt;Homère 115.000 [exemplaires vendus en 2010]: pas mal pour un auteur de la fin du VIIIe siècle avant JC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Euh, dites-moi, Monsieur Lévy, combien vendrez-vous de livres dans… 29 siècles?&lt;/blockquote&gt;Alors oui, Marc Lévy n'a aucune chance de passer pour un auteur classique dans les années à venir. Mais j'imagine qu'il se console des critiques de son talent de marchand de papier avec les lignes de ses comptes en banque. Ceci dit, a contrario, un auteur reconnu pour son talent d'écrivain à une époque ne va pas forcément mieux passer l'épreuve du temps. Comme nous l'allons voir tantôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anatole France, voilà un nom qui respire bon la France, ses traditions littéraires, sa terre qui ne ment pas et sa souche d'éducation nationale de la IIIe République. Oui, il a un peu triché parce que ce n'est pas son vrai nom, mais ce monsieur qu'on retrouve encore dans l'enseignement primaire sur quelques textes est estampillé &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=U2AVCKIeUQM"&gt;Académicien français&lt;/a&gt; et Prix Nobel de Littérature (1921), s'il vous plait. Mais que reste-t-il aujourd'hui du brave et consciencieux nanatole&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tombé par hasard ce week-end sur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Crime de Sylvestre Bonnard&lt;/span&gt;, titre qui lui aussi fleure bon la littérature de (grand) papa. Pris par surprise d'un auteur dont je n'ai même pas le souvenir d'un texte précis ou d'un ouvrage majeur, je n'ai même pas songé à procéder au test de la page 69 (ou 99 ou 114). Ce qui me rassure d'ailleurs car il serait triste que ce réflexe mécanique, genre déformation professionnelle de tâcheron de la critique, prenne le pas sur le premier regard naïf du lecteur lors d'une rencontre avec un livre. Pas d'a priori donc, mais juste la curiosité de voir ce qu'Anatole France avait dans le plumier. Soit dit en passant je pense que tout amateur de littérature doit pouvoir être avant tout un amoureux du livre (et sans être un fétichiste, vive les opportunités offertes par le livre électronique)&amp;nbsp;: il trouve d'abord un livre qu'il convoitait, qu'il désirait, ou simplement qu'il rencontre par hasard ; ensuite la magie se prolonge ou pas au fil des pages. La rencontre avec une histoire, un état d'esprit, un auteur n'a pas forcément lieu, mais à la base il y a simplement cet état d'esprit porté vers la découverte, vers l'autre, mais contrairement au quotidien, dans un démarche purement intellectuelle puisque tout va passer par des mots, des sensations et des idées, et le talent d'un écrivain pour faire glisser ces mots dans le sens voulu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Crime de Sylvestre Bonnard&lt;/span&gt; est censé être le livre qui apporte à Anatole France la notoriété. L'ouvrage est d'ailleurs couronné par l'académie française (pour ce que ça signifie, aujourd'hui comme cent ans en arrière). J'ai commencé à le lire sans a priori donc, et c'est parvenu à une trentaine de pages que je me suis dit que je m'ennuyais ferme. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L'incipit&lt;/span&gt; est ronronnant, comme le chat Hamilcar du narrateur, et comme le narrateur lui-même, vieil érudit qui peut tout à loisir cultiver son obsession pour tel ou tel pan vermoulu de littérature. Franchement, cette littérature là est miteuse&amp;nbsp;: contexte inexistant, par la force d'un personnage vivant dans son monde étriqué, et potentiel dramatique ridicule confinant au faits-divers plus gênant que curieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soit, j'aurais peut-être dû commencer par la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 69&lt;/span&gt; (que je n'ai même pas atteinte 3 jours plus tard). Le roman s'y améliore-t-il significativement&amp;nbsp;? Non. Le narrateur nous décrit sa journée, les détails ne sont pas franchement intéressants. Dans le passage en question on le sent motivé par un but précis, mais tout cela ne sort pas du style "pedestrian" comme on dit en anglais&amp;nbsp;: l'auteur nous emmène pour une vague promenade sur un rythme pépère avec un décor qui change régulièrement, mais pas trop. Rien d'imprévisible, tout arrive à point nommé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Page 114&lt;/span&gt; ? De pire en pire. Considérations oiseuses, générales donc sans profondeur, sur l'amour des autres. Le vieil Anatole nous emmerde comme une séance du dictionnaire à l'académie. Ah, sûr qu'il y avait sa place&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conclusion&amp;nbsp;: je ne pourrais jamais avoir l'objectivité de "découvrir" un best-seller de Marc Lévy ou autre. Les titres et l'iconographie des couvertures me rebutent, les histoires racontées me semblent du vent. Un vent chaud et humide peut être bien agréable pour des lectrices qui ont à tout prix besoin de s'occuper l'esprit avec des bons sentiments, des demi-questions et des semblants de réponse. Je ne suis pas dans la cible, point. Pour ce qui se prend plus pour de la littérature, j'ai déjà abordé le cas Houellebecq ici. J'ai lu 2 de ces premiers romans, son style énervé de Céline alternativement sous Prozac et Viagra lui a valu un succès et surtout une reconnaissance qui va bien au delà de son talent. Donc l'animal se complait depuis bien longtemps dans sa position d'intellectuel patenté, un label attribué à vie chez nous, quelles que soient les preuves d'esbrouffe et de décrépitude qui s'accumulent. Mais une fois qu'il aura arrêté d'écrire et de parler (malheureusement il faut craindre qu'il continue jusqu'à ce que mort s'ensuive), Houellebecq rejoindra vite Anatole France au cimetière des éléphants.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-994567576973112760?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/2070383709/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2070383709' title='Le Crime de Sylvestre Bonnard'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/994567576973112760/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=994567576973112760' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/994567576973112760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/994567576973112760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2011/04/le-crime-de-sylvestre-bonnard.html' title='Le Crime de Sylvestre Bonnard'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-3647508725639215353</id><published>2011-03-14T20:22:00.005+01:00</published><updated>2011-03-14T21:49:04.779+01:00</updated><title type='text'>Down and Out in Paris and London</title><content type='html'>Je n'avais rien lu d'Orwell depuis &lt;span style="font-style:italic;"&gt;1984&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Animal Farm&lt;/span&gt;. Les livres de l'écrivain réellement talentueux - talentueux par delà l'énergie brute qu'il parvient à transmettre à la page comme un Céline, ou un John Fante, talentueux, beaucoup plus, qu'un Zola ou un Dos Passos dont les récits sont trop construits, trop élaborés jusque dans la manipulation des émotions que doit ressentir le lecteur - l'écrivain réellement talentueux, donc, peut être lu dès qu'on a l'âge de tourner 3 pages sans ouvrir le dictionnaire. C'est le cas de Maupassant, dont l'apparente simplicité du talent l'a beaucoup fait mépriser, jusqu'à nos jours en fait où la simplicité extrémiste, la naïveté confondante du style sont prises pour du talent par une profession consanguine d'aigris qui aime la médiocrité qui se situe à son niveau, voire un peu en-dessous. Orwell, lui, sait regarder la beauté et l'horreur du monde, la lire, l'absorber, et la retranscrire simplement. Ses écrits sont profondément pessimistes, mais bien plus humains, moins artificiels que le sordide d'un Zola (gorgone-Zola comme l'appelait Nietzsche) ou les tourments masturbo-intellos d'un Houellebecq.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;George Orwell n'a pas écrit que ces deux chefs d'œuvre. Et déjà 2 chefs d'oeuvre pour un seul auteur, c'est bien la preuve qu'il est un peu plus qu'un plume qui en a sur la conscience/gros sur le coeur/la patate. Même si la thématique de l'analyse du pouvoir totalitaire est la même, on a une fable presque primesautière et un roman noir. Quand j'étais ado je préférais &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Brave New World&lt;/span&gt; d'Aldous Huxley, plus amusant, version SF de l'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Utopie&lt;/span&gt; de Thomas More avec un peu de satire. Mais ce qu'il reste pour moi aujourd'hui du Meilleur des Mondes c'est un vieux bouquin de SF.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le suivant dans ma liste de lecture était le moins directement politique de ses écrits, mais plus personnel aussi puisqu'il est autobiographique. Penser que cet Auteur ait vécu dans la dèche, alors que maintenant certains journaleux recherchent un Pulitzer par ce genre d'expérience d'immersion contrôlée sous le seuil de pauvreté, cela a déjà de quoi susciter la curiosité. Et puis on a tellement du mal à voir la vraie pauvreté de notre époque, juste gênés par les poivrots puants ou les mendiants professionnels qui quadrillent rue et rames de métro, malgré des faits divers sordides qui feraient passer l'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Assommoir&lt;/span&gt; pour du Barbara Cartland, malgré toutes les petites horreurs qu'on peut imaginer à travers le peu que les media mettent proprement en scène... ou plutôt, non, seul le talent d'Orwell compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons vraiment comme le veut le test (pour moi de la page 69, doublé de la 114, pour d'autres de la 99), par lire cette échantillon aléatoire de la pagination. Dans mon édition Penguin il s'agit de la première page du chapitre XIII qui démarre sur l'explication enlevée sur la règle du port de la moustache dans les hôtels parisiens. Style limpide, récit à la première personne qui se concentre à décrire ce qui est vu et perçu, pour transcrire l'expérience et surtout pas analyser et se laisser aller à une lourde sagesse rétrospective plombée de paternalisme. Test réussi haut la main, et j'insiste que j'ouvre ce livre en sachant qu'Orwell sait écrire très bien, mais sans inclination aucune à l'indulgence. De même que Desproges disait que la principale caractéristique d'un ami c'est sa capacité à vous décevoir, un auteur révéré est d'autant plus humain que ces écrits majeurs comptent une étincelle de génie en plus du talent brut de pages moins exigeantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'incipit (chapitre I) est du même accabit. Orwell y décrit la rue du Coq d'Or (dont on me souffle qu'il s'agit de la Mouffe/rue du Pot de Fer). Admirablement vivant. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Colourful&lt;/span&gt;, trop ? C'est juste le décor, la vie qui grouille comme les cafards de l'hôtel qu'il décrit, le tout prenant une tournure comique et pas du tout sordide. Comme la pauvreté dans un film de Chaplin : de la compassion pour l'humanité, la vie cachée derrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plutôt que la page 114 je m'attarderai sur le chapitre II qui permet de voir où va le livre une fois planté le décor. L'anecdote racontée par un pilier de bar est très déroutante. Elle démarre sur un mode picaresque pour bifurquer dans le fantastique et tomber dans le sordide. Orwell ne s'y complait pas. Il décrit juste le fond de ce qu'est la pauvreté, la pauvreté mentale, la pauvreté morale. C'est beaucoup plus parlant, et plus rapide surtout, qu'une longue description des personnages malsains, d'une déchéance inexorable. Alors oui, ça manque de mise en perspective, c'est un peu abrupt comme immersion après le décor crasseux et bouillonnant. Mais personnelement je trouve que cette approche particulière stimule la curiosité. Et tant que le style est là... La seule crainte est que tout ceci reste une suite de chroniques vaguement reliées par des personnages, le décor, le thème, ces chroniques que le jeune Eric Blair essayait alors de vendre aux canards entre 1928 et 1929.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-3647508725639215353?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/0141184388/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=0141184388' title='Down and Out in Paris and London'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/3647508725639215353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=3647508725639215353' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3647508725639215353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3647508725639215353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2011/03/down-and-out-in-paris-and-london.html' title='Down and Out in Paris and London'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-5576924872093273468</id><published>2010-11-08T17:26:00.004+01:00</published><updated>2010-11-10T11:33:32.150+01:00</updated><title type='text'>Mon CV dans ta gueule</title><content type='html'>C'est rare et pourtant il m'arrive de lire des romans récents. Justement, aujourd'hui que Houellebecq peut pavoiser avec son Goncourt, je suis en train de lire un bouquin qui a une dizaine d'années, et dont l'auteur a disparu de la circulation depuis. Mauvais signe. Mais ne commençons pas à trouver des raisons de préjuger&amp;nbsp:!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai entendu parler de ce bouquin par celui qui était, à l'époque, le responsable littéraire de l'auteur chez son éditeur. Complètement pas hasard donc. Le titre aussi pourrait justifier de tomber dessus par hasard lors de la recherche d'un manuel technique pour écrire un CV. Le titre est fait pour accrocher le lecteur en recherche d'emploi qui aurait besoin d'un exutoire. Là, vu comme ça, c'est du bon marketing, mais voyons sérieusement ce que ce roman format standard (200 et quelques pages) a dans les folios.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Incipit&lt;/span&gt; (prologue) pas du tout (mais vraiment pas) convaincant. Le narrateur est à l'asile, procédé introductif bateau pour nous embarquer dans un flashback sur un rythme narratif très tiré par les cheveux, et sur un style très désinvolte-puérile. Personnellement, si je lis ce début de roman sans me fier à McLuhan (69) ou FMF (99), je l'écarte directement et définitivement de ma vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Admettons. L'éditeur a aimé ce démarrage, ou n'y a pas vu de problème rédhibitoire. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Page 69&lt;/span&gt; (début du chapitre 5/13) le style n'est malheureusement pas plus intéressant. C'est du "easy reading", phrases courtes, phases narratives au fil de la pensée du héros. Ca ferait penser à quelqu'un de bavard, qui parle, qui parle et qui ne réfléchit jamais. Il est pourtant question d'une histoire d'amour page 69. Mais rien ne suscite notre intérêt pour elle ou pour un autre élément de l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, peut-être que je suis méchant aujourd'hui. Houellebecq a eu le goncourt alors que je trouve que son talent est plus dans le marketing de sa personne et de sa production, que dans son écriture. Oui, après tout c'est exactement ça le goncourt, et il faut avouer que Houellebecq il fait référence pour ces histoires de narrateurs introvertis et énervés dans leur frustration (pour le moins) socio-professionnelle. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2290028517?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2290028517"&gt;Extension du domaine de la lutte&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; ou les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2290028592?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2290028592"&gt;Particules élémentaires&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; (ces 2 là m'ont suffit) ne sont pas des chefs d'œuvre mais on est à un autre niveau d'écriture qu'Alain Weg-machin.&lt;br /&gt;Alors disons que le concept de la deuxième chance pour la page 114 n'a pas vraiment de sens. Le style "new age" langage parlé couché à la va vite n'a quasi aucune chance de changer, cependant, qui sait, l'auteur change peut-être de style à mesure que son histoire s'étoffe et se développe... &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Page 114&lt;/span&gt; donc. L'avantage c'est qu'on touche au sujet du roman (enfin ! on entre quand même dans la 2e moitié, chapitre 9/13) et cette page nous montre qu'on n'est pas beaucoup avancés par rapport au pitch de l'éditeur en 4e de couv'. Pour le reste, le style est toujours aussi indigent, le dialogue entre le narrateur et son (seul) ami complètement insipide. Bouarf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conclusion ? Les romans vraiment mauvais ne font jamais illusion, ni à la première, ni à la 69ème page. C'est comme pour les films&amp;nbsp;: si la première bobine (les 10 premières minutes) n'est pas intéressante, il y a extrêmement peu de chance que ça s'améliore. Pour quelqu'un comme moi qui est attaché à la personnalité qu'un auteur va traduire dans un style, ce genre de rédaction pleine d'un enthousiasme gentillet qui joue avec des gros mots (violence, cynisme, humour noir, critique sociale) c'est du pipi de chat. Je pense que les gens qui sont impressionnés par ça ont de sacrés goûts de chiotte et qu'ils doivent regretter que Marc Levy n'ait pas un peu plus industrialisé son process avec un atelier de nègres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Full disclosure : j'écris ceci une fois arrivé à la page 150. Donc mon recul est nettement plus important qu'à la simple lecture des pages citées. Donc ce post est plus une critique en bonne et due forme qu'un "test d'achat". Mais ce test proprement effectué m'aurait évité de perdre mon temps à lire ce truc. Mais bon, je dois être dans ce contexte de "sur-disponibilité intellectuelle" (travail, vie répétitifs, pas de stimulation des neurones), une situation certainement trop courante chez les gens et qui se rapproche de ce que Desproges décrivait dans sa chronique de la haine ordinaire &lt;a href="http://sunderlaw.chez-alice.fr/ecriture/desproges/baffrons.htm"&gt;Baffrons&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Ce qui est paradoxal c'est que je vais certainement finir ce livre (EDIT: c'est fait) alors que je trouve ça très faible. Pourquoi ? "Easy reading", tout s'enchaine (ou plutôt se dévide) très vite et il y a un vague suspense morbide dans le fond de l'histoire. Inutile de dire que par rapport au pitch qui me laissait espérer un trip virulent genre &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/0307278638?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=0307278638"&gt;American Psycho&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, avec peut-être un style trop franchouilleux, je suis remonté. Non, ça ne manque pas seulement d'ambition, ça manque de talent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-5576924872093273468?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/2290319082?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2290319082' title='Mon CV dans ta gueule'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/5576924872093273468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=5576924872093273468' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/5576924872093273468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/5576924872093273468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2010/11/mon-cv-dans-ta-gueule.html' title='Mon CV dans ta gueule'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-3683482384408351897</id><published>2010-09-30T09:51:00.003+02:00</published><updated>2010-09-30T10:34:54.744+02:00</updated><title type='text'>Test de la page 99</title><content type='html'>J'apprends aujourd'hui qu'avant &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/McLuhan"&gt;Marshall McLuhan&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ford_Madox_Ford"&gt;Ford Madox Ford&lt;/a&gt; (qui n'est pas mort à 99 mais 63 ans) avait lui proposé l'idée du &lt;a href="http://fr.news.yahoo.com/57/20100928/tod-le-test-de-la-page-99-pour-savoir-si-99752b7.html"&gt;test de la page 99&lt;/a&gt;. L'article en lien résume très bien la logique et l'intérêt du test.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est pas question de débattre de quelle page est la plus pertinente pour ce sondage de lecture : 69, 99... 114, l'idée générale est là. De même que chacun a sa propre personnalité, sa propre expérience et ses propres attentes de lecteur, chacun peut avoir son numéro fétiche pour sonder une lecture potentielle. Disons qu'entre 69 et 99 toutes les pages peuvent remplir le même office, et d'ailleurs entre deux éditions d'un même livre la page 69 et la page 99 peuvent très bien correspondre au même passage de l'intrigue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-3683482384408351897?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.news.yahoo.com/57/20100928/tod-le-test-de-la-page-99-pour-savoir-si-99752b7.html' title='Test de la page 99'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/3683482384408351897/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=3683482384408351897' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3683482384408351897'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3683482384408351897'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2010/09/test-de-la-page-99.html' title='Test de la page 99'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-6671641076835907667</id><published>2010-09-15T23:47:00.006+02:00</published><updated>2010-09-24T12:35:40.918+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='millénium'/><title type='text'>Millénium 3 : The Girl who kicked the Hornets' Nest</title><content type='html'>Mon approche du test de la page 69 sur le tome 2 de Millénium n'était pas complètement objective. J'étais déjà bien avancé dans la lecture et comme la trame y est beaucoup plus décousue que dans le premier tome, j'étais assez déçu. OK, le tome 1 n'était pas un chef d'œuvre, simplement un très bon thriller faisant de l'original avec des éléments éculés du polar. Ce qui est déjà en soi un tour de force. Stieg Larsson écrivait ça pour le plaisir, et si son héros (voire son style) est plus fadasse que chez James Ellroy, l'intrigue, elle, n'avait rien à envier aux spécialistes du genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref le tome 2 est largement en dessous. La trame est transparente, Stieg Larsson fait mine de la compliquer en multipliant les niveaux de narration (Blomkvist, Salander, le staff de Millénium, le staff de la police, le grand méchant blond, les vieilles connaissances de Salander...), ce qui n'est déjà malheureusement pas magistral, et surtout en diluant une action qui recourt à la violence plus souvent que le suspens ne le demandait. Le test de la page 69 en était révélateur : celui qui ne cherche qu'une lecture facile n'y trouvait rien à redire. Le lecteur plus critique pouvait y déceler des raisons d'éviter de perdre son temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis tout est résumé dans le premier chapitre du tome 3 que je vais maintenant tester sans autre a priori.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite déception, pas de prologue appétissant cette fois-ci mais une plate continuité avec la fin du tome 2. Autant Stieg Larsson paraissait aimer jouer avec les ellipses, autant cette approche ressemble à de la paresse. L'&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;incipit&lt;/span&gt; est donc loin d'intriguer autant que dans les deux précédents volumes. De plus on a droit au point de vue d'un chirurgien urgentiste qui ne nous fait certainement pas avancer plus loin dans ce que sera le cœur de l'intrigue de cette dernière aventure. Le titre original, bien rendu dans la traduction française, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Reine dans le palais des courants d'air&lt;/span&gt; (une traduction littérale de l'original serait "Le château en Espagne qui a été rasé"), est nettement plus engageant que ce début d'intrigue complètement quelconque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais nous savons bien que, pas plus qu'aux quatrième de couv', il ne faut pas se fier aux débuts de roman. La &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 69&lt;/span&gt; (fin du chapitre 3 - partie I) comporte des éléments standard d'un polar. L'action est induite dans les deux passages de la page&amp;nbsp;: le rythme de la narration est bon. Rien de très intriguant (heureusement d'ailleurs, sinon il y aurait risque de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;spoiler&lt;/span&gt;), mais on semble être dans le bon tempo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 114 &lt;/span&gt;(partie I toujours, milieu du chapitre 5 sur 7) vient-elle confirmer cette impression ? On tombe sur un passage laissant supposer que l'intrigue se tourne largement vers une histoire d'espionnage, ou plus précisément une enquête sur les services spéciaux suédois, comme le passé de Zalachenko le laissait imaginer. Le côté mystérieux est là en tout cas dans une déclinaison très films de complots des 70s avec "révélations sur des pouvoirs occultes".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne mon expérience de lecteur la matière a l'air d’être là mais rien de très enthousiasmant. Lassitude après un premier tome mieux ficelé ? Lassitude pour ces 2 héros finalement très sommaires donc peu attachants ? Ou est-ce juste que la maitrise romanesque et le style ne prennent pas le relai de la curiosité sur la durée ? En tout cas tout ça me semble moins original.&lt;br /&gt;Verdict sur la valeur du test  des pages 69-114 à la fin de ce dernier pavé de la trilogie Millénium.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EDIT 23/9 : Ce tome 3 était finalement le meilleur (et le plus long d'ailleurs) malgré le fait que le suspens est relativement limité (nos héros ont assez vite, et de plus en plus, de l'emprise sur l'histoire). Quelques surprises ajoutent une grosse dose d'action mais l'essentiel se lit comme une enquête passionnante : ce n'est pas la conclusion qui nous intéresse mais les détails pour comprendre l'engrenage caché derrière des manifestations dramatiques. Le tome 2 était lui assez anecdotique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-6671641076835907667?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/1849162743?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=1849162743' title='Millénium 3 : The Girl who kicked the Hornets&apos; Nest'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/6671641076835907667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=6671641076835907667' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/6671641076835907667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/6671641076835907667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2010/09/millenium-3-girl-who-kicked-hornets.html' title='Millénium 3 : The Girl who kicked the Hornets&apos; Nest'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-5362374002437081769</id><published>2010-09-07T16:05:00.004+02:00</published><updated>2010-09-07T17:03:53.650+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='millénium'/><title type='text'>Millénium 2 : The Girl Who Played with Fire</title><content type='html'>Même en s'approchant du titre original - &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette&lt;/span&gt; - les marketeux anglais ont trahi l'auteur. L'image est pourtant précise et apparait dès les &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;premières pages&lt;/span&gt;. Cet incipit démarre d'ailleurs sur les chapeaux de roue puisque l'héroïne s'y trouve dans une très mauvaise posture qui nous ramène aux moments les plus tendus du tome 1. Mais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, en réalité, ce tome 2 ne démarre pas avant le premier quart, ce qui fait tout de même plus de 180 pages sur 700+. Déjà le tome 1 était lent à démarrer, il fallait se goinfrer les 60 premières pages (sur 550 dans mon édition anglaise) avant que l'intrigue ne démarre. Dans ce tome 2 c'est d'autant plus long qu'il n'y a plus aucun effet de surprise lorsque le gentil récit journalistique se prend une grenade à fragmentation dans la face. Certes l'auteur nous concocte un petit mystère qui débouche sur une enquête méthodique, finement découpée, mais servie sur un rythme tiédasse, un peu laborieuse vu les infos qu'on a déjà accumulées depuis le début du roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 69&lt;/span&gt; tombe donc en plein dans le ventre mou proéminent du roman. Permet-elle au lecteur-échantillonneur, donc avare de son temps, de se faire une bonne idée de ce qui l'attendrait&amp;nbsp;? Nous sommes à la fin de la partie 1 (chapitre 3). Soit dit en passant l'auteur choisit comme gradation dans le titre de ses parties des équations mathématiques sommaires progressivement plus "complexes". Puéril et faiblard puisqu'il nous dit dès la première partie que Salander s'intéresse à démontrer le théorème de Fermat.&lt;br /&gt;Nous sommes dans les Antilles et une grosse tempête arrive. Gros temps donc et gros suspense météorologique. Superficiellement il y a de l'action et on peut se laisser bluffer (Stieg Larsson avait peut-être réfléchi à proposer un peu d'action entre les pages 60 et 80...) mais à y réfléchir d'un peu plus près, il n'y a pas cet élément exogène un peu mystérieux, ce côté oreille qui traine pour prendre la conversation en route. L'action est nue au milieu d'un décor dont font partie les personnages autour de Salander.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 114&lt;/span&gt; le roman n'est toujours pas lancé, est-ce que l'impression générale à ce point diffère de ce qu'on peut trouver (superficiellement ou pas) à la page 69 ? Nous sommes au milieu du chapitre 5 et en pleine exposition de l'enquête sur les réseaux de prostitution. Rien à dire, autant la page 69 montre qu'on s'égare un peu sous les tropiques pour commencer, autant le ton de l'histoire est parfaitement donné page 114. Ceux qui trouvaient le tome 1 trop violent comprendront qu'ils feraient mieux de passer leur chemin. Ceux qui réfléchissent un peu se diront qu'il n'y a pas grand chose à écrire de neuf dans un contexte policier sur la prostitution. Réseaux donc maffia, donc violence, hommes politiques et haut fonctionnaires impliqués qui étouffent les affaires en jouant double-jeu... Bref, le style et la mécanique narrative ont intérêt à être à la hauteur. Quand je pense que certains ont du se goinfrer ça dans la traduction française lourdingue car baclée pour des impératifs commerciaux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Millénium 2 a l'air moins original que le premier tome, moins resserré dans son intrigue aussi. Ceci dit, pour en avoir lu plus de la moitié déjà, je dois dire que la mécanique fonctionne. C'est dû en grande partie à l'enquête policière avec sa ribambelle de personnages, un peu manichéens certes mais qui permettent de prendre un peu le large d'avec le pâlichon Blomkvist et son équipe de boy-scouts. Tout ça n'est pas magistral, mais on continue à consommer en client fidèle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-5362374002437081769?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/190669415X?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=190669415X' title='Millénium 2 : The Girl Who Played with Fire'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/5362374002437081769/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=5362374002437081769' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/5362374002437081769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/5362374002437081769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2010/09/millenium-2-girl-who-played-with-fire.html' title='Millénium 2 : The Girl Who Played with Fire'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-2043745277176192343</id><published>2010-08-26T13:00:00.008+02:00</published><updated>2010-09-16T15:06:50.076+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='millénium'/><title type='text'>Millennium 1</title><content type='html'>Maintenant que les trois tomes adaptés sont sortis au cinéma en France, et qu'on parle de l'adaptation US de ce best-seller surprise (?) de ces dernières années, je vais pouvoir me pencher dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur est suédois (Stieg Larsson 1954-2004) mais la &lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/04/17/les-bourdes-de-millenium"&gt;traduction française&lt;/a&gt; me semble du genre pénible. On peut discuter des lourds exemples cités, mais quand l'expression en français n'est pas heureuse ça détourne l'attention de l'histoire originale. En plus Actes Sud a profité du succès pour ne pas sortir de version poche avant ce mois de septembre (en encore juste le premier tome, et à plus de 10 euros...) alors que la traduction anglaise est disponible en &lt;span style="font-style:italic;"&gt;paperback&lt;/span&gt; aux alentours de 6 euros depuis au moins 2 ans&amp;nbsp;: l'avidité n'est jamais bonne conseillère en marketing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit le titre français du tome 1 est l'exacte traduction de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Män Som Hattar Kvinnor&lt;/span&gt; soit L&lt;span style="font-style:italic;"&gt;es hommes qui n'aimaient pas les femmes&lt;/span&gt;. Assez mystérieux. En anglais on fait un peu trop de marketing peut-être en préférant se concentrer sur le personnage de Lisbeth Salander : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Girl with the Dragon Tattoo&lt;/span&gt;, approche intéressante mais qui ne respecte pas la manière originale de titrer les histoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;incipit&lt;/span&gt; (prologue) est un très bon début de thriller avec l'évocation d'un envoi mystérieux et récurrent et la perspective d'une enquête sur la signification de ce message d'anniversaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 69&lt;/span&gt; (chapitre 4) est très riche en information sur des personnages, mais même sortie du contexte de la lecture linéaire on y croit, on est captivé par l'information générale qui se construit et les éléments concrets intéressants qui y participent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 114&lt;/span&gt; (début du chapitre 7) nous amène plus directement sur la trâme de l'histoire : un reportage-enquête qui s'annonce très délicat pour le héros Mikael Blomkvist et son magazine Millennium.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le côté exotique d'un polar suédois ce petit échantillonnage m'incite à me plonger dans ses 554 pages qui me semblent potentiellement se lire d'une traite. Verdict sous peu donc.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-2043745277176192343?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/1847246923?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=1847246923' title='Millennium 1'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/2043745277176192343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=2043745277176192343' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/2043745277176192343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/2043745277176192343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2010/08/millennium-1.html' title='Millennium 1'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-5022452787266699005</id><published>2010-08-09T22:05:00.004+02:00</published><updated>2010-10-17T18:26:05.270+02:00</updated><title type='text'>L'île du jour d'avant</title><content type='html'>Seconde option pour une lecture de vacances, pour durer plus longtemps qu'un snack "Club des 5"&amp;nbsp;: le gros pavé. Umberto Eco est connu comme un érudit de premier plan, le genre d'intellectuel qui fait honneur à la culture europénne. Mais qui dit intellectuel et érudit ne dit pas forcément romancier, en tout cas pas romancier au sens commun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Nom de la Rose avait cette réputation d'être une livre dont beaucoup de gens parlaient dans les dîners en ville au début des années 80, mais que peu avaient lu. Un best seller du "bon ton", un ingrédient central dans la culture confiture de l'époque. Quand Jean-Jacques Annaud en a lancé l'adaptation il a usé 5 scénaristes, notamment le premier, Alain Godard qui a fait un énorme travail de défrichage pour reconstruire la trâme autour de l'essentiel de l'intrigue tout en gardant la saveur originale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'Ile du jour d'avant toute la base de l'histoire est racontée en flashback. Le héros a fait naufrage et se retrouve aux antipodes donc l'essentiel consite à raconter qui il est et ce qu'il fait là. La lourdeur à se goinfrer un roman d'Eco n'est donc pas seulement dans les longues disgressions érudites, mais surtout dans le fait qu'on sait en commençant un chapitre qu'on ne va pas avancer dans le temps principal de l'intrigue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle est la pertinence du test de MacLuhan sur ce type de roman au long cours ? La &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 69&lt;/span&gt; peut très bien tomber sur un morceau d'érudition qui va plus intéresser le lecteur potentiel. Elle peut aussi tomber sur une partie plus dynamique. Ici (première édition de la traduction chez Grasset en 1996) on tombe sur une description assez crue du héros, Roberto de la Grive, dans la situation centrale du roman, c'est à dire le temps zéro de la narration sur un bateau fantôme amarré au large de la fameuse ile des antipodes. La lettre d'amour en style de l'époque (XVIIe) qui agrémente cette page est peut-être un exercice de style amusant pour Eco, mais elle n'est pour le lecteur lambda comme moi qu'une oiseuse curiosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Redoublons d'effort avec la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 114&lt;/span&gt;. Il y est encore question d'amour ! Nous sommes cette fois dans le passé du héros qui fait son éducation sentimentale grâce notamment à un personnage plus expérimenté en matière de mondanités parisiennes. Donc la page 114, sur un contenu similaire est plus légère, plus attrayante que la page 69. Mais je dois reconnaitre qu'après avoir lu le livre au delà de la page 200 (soit une bonne moitié du pavé) la page 69 est plus représentative du "plaisir" de lecture que procure l'ouvrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement quelques mouvements d'érudition apportent un réel intérêt à la lecture de cette histoire qui n'avance pas plus qu'elle ne décolle. Je retiens pour ma part ce passage d'une argumentation contre l'existence de Dieu qu'on retrouve aux pages 77-78 (qui pourrait être la page 69 d'une autre édition, une page 69 alors assez flatteuse sur la marchandise) :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt; - Donc vraiment vous ne croyez pas en Dieu ?&lt;br /&gt; - Je n'en trouve point de motifs dans la nature. Et je ne suis pas le seul. Strabon nous dit que les Galiciens n'avaient aucune notion d'un être supérieur. Quand les missionanaires durant parler de Dieu aux indigènes des Indes Occidentales, nous raconte Acosta (qui portant était jésuite), ils durent employer le mot espagnol &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Dios&lt;/span&gt;. Vous ne le croirez pas, mais dans leur langue il n'existe aucun terme adéquat. Si l'idée de Dieu n'est pas connue dans l'état de nature, il doit donc s'agir d'une invention humaine... Mais ne me regardez pas comme si je n'avais pas de sains principes et n'étais pas un fidèle serviteur de mon roi. Un vrai philosophe ne demande point du tout de subvertir l'ordre des choses. Il l'accepte. Il ne demande qu'une chose&amp;nbsp;: qu'on le laisse cultiver les pensées qui consolent une âme forte. Pour les autres, c'est une chance qu'il existe et des papes et des évêques pour contenir la révolte et le crime des foules. L'ordre de l'État exige une uniformité de la conduite, la religion est nécessaire au peuple et le sage doit sacrifier une part de son indépendance afin que la société demeure ferme. Quant à moi, je crois être un homme probe&amp;nbsp;: je suis fidèle à mes amis, je ne mens pas, si ce n'est lorsque je fais une déclaration d'amour ; j'aime le savoir et je fais, d'après ce qu'on dit, de bons vers. Voilà pourquoi les dames me jugent galant. Je voudrais écrire des romans, qui sont fort à la mode, mais je pense à nombre d'entre eux et ne m'apprête à en écrire aucun...&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-5022452787266699005?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/2253143618?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2253143618' title='L&apos;île du jour d&apos;avant'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/5022452787266699005/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=5022452787266699005' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/5022452787266699005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/5022452787266699005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2010/08/lile-du-jour-davant.html' title='L&apos;île du jour d&apos;avant'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-2107877775596540022</id><published>2010-07-26T16:38:00.004+02:00</published><updated>2010-08-26T13:29:11.188+02:00</updated><title type='text'>L'énigme du clou chinois</title><content type='html'>Petite lecture de vacances, et pour l'occasion j'ai essayé de m'intéresser à la page 69 avant de lire la totalité du roman. Je dois d'ailleurs remarquer à ce propos que je n'ai jusqu'à présent fait ce fameux test de MacLuhan qu'a posteriori sur des livres déjà lus ou au contraire que je n'avais aucune envie de lire. Au final ça ne change rien, la sagesse rétrospective fait partie de la subjectivité de mon appréciation d'un roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'énigme du clou chinois m'a été conseillé par un ami très fan de ces enquêtes policières du juge Ti, un personnage réel dont les prouesses ont été romancées par le sinophile Robert Van Gulik. J'avais bien l'intention de lire ce roman sans me poser de questions, à part guêter l'arrivée de la page 69 pour réfléchir à sa représentativité de mon expérience de lecture à ce point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En commençant la lecture on tombe sur une liste descriptive des personnages, comme pour une pièce de théâtre. Ce détail met en appétit quoiqu'y soient déjà annoncés plusieurs meurtres qu'on découvrira au fil de l'histoire. A la suite de ça est un plan de la ville dont le juge Ti est l'autorité principale de police. Pas très utile, mais en y réfléchissant j'y trouvais là un côté ludique qui me ramenait bon nombre d'années en arrière. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Incipit&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: mise en abyme de l'écriture des aventures du juge Ti. Complètement inutile, ce début de roman est vraiment raté, l'atmosphère décrite est la même que celle dans laquelle œuvrera le juge et le style ne permet vraiment pas de dramatiser les enjeux de l'histoire qui va nous être retranscrite. Rétrospectivement, j'avais complètement oublié cette parenthèse narrative et à la relire je me dis qu'elle est bien inutile, ou juste le vestige d'une idée mal développée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, passé ce début laborieux on arrive très vite à la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 69&lt;/span&gt;. Le rythme n'est pas élevé, les faits se succèdent tranquillement. Pas de reproche trop sévère à faire là-dessus : après tout nous sommes à une autre époque et dans une autre civilisation. La page 69 a ceci d'amusant qu'on y trouve des dessins sur un sujet qui aura son importance dans le lot d'indices qui vont aiguiller notre enquêteur. En plus de ce dessin la page fait état d'une discussion emblématique du style narratif ici&amp;nbsp;: le juge Ti demande à ses lieutenants de lui faire un rapport et leur fait part de l'état de sa réflexion. C'est tellement limpide qu'on pourrait facilement trouver ça insipide, mais c'est totalement à l'image de ce à quoi on peut s'attendre en lisant ce roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 114&lt;/span&gt; est blanche et la page 115, qui est donc un début de chapitre, est assez "vide" à son tour&amp;nbsp;: brève description d'action, brèves répliques dans le dialogue. Le style est décidément peu marqué. Tout cela se lit d'autant plus rapidement et relativement à me attentes de lecteur je trouve ça médiocre. J'ai vraiment l'impression de revenir en enfance à lire une aventure du Club de 5, du Clan des 7 ou encore des 6 compagnons. Certes il y a un contexte "culturel" précis et quelques morts violentes, mais la création de l'atmosphère laisse largement à désirer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bref, un roman policier assez quelconque, avec lequel on peut être indulgent si on n'attend pas trop de l'auteur et de son érudition dans le domaine de la culture orientale. Il n'y a aucun développement des personnages malgré quelques pistes intéressante et tout est décrit de manière uniformément neutre ce qui, tout en simplifiant la narration à l'extrême n'apporte aucun plaisir de lecture particulier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-2107877775596540022?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/226400696X?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=226400696X' title='L&apos;énigme du clou chinois'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/2107877775596540022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=2107877775596540022' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/2107877775596540022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/2107877775596540022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2010/07/lenigme-du-clou-chinois.html' title='L&apos;énigme du clou chinois'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-7892067496571130849</id><published>2010-07-06T13:32:00.009+02:00</published><updated>2010-10-17T17:49:44.548+02:00</updated><title type='text'>Les aventures de Caleb Williams</title><content type='html'>Voilà un livre dont j'ai appris l'existence il y a une quinzaine d'années dans une chronique sur France Info. J'ai fini par le trouver (merci amazon) et le lire quelques années plus tard. A l'époque je me souviens avoir été assez déçu. Il faut dire que les louanges du journaliste plaçaient la barre très haut. Il s'agit là en effet du &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;premier thriller de l'histoire de la littérature&lt;/span&gt;. Ceci dit j'ai lu le livre en entier, parce qu'il est vraiment bien écrit malgré le style didactique qui alourdit l'intrigue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reprenons à la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;première ligne du roman&lt;/span&gt; :&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;My life has for several years been a theatre of calamity.&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;Voilà qui démarre bien, l'auteur sait parfaitement mettre l'essentiel de son histoire en exergue dès la première ligne. Nous démarrons un récit avec ce sens du danger, de la fatalité qui guette à chaque page, et chaque fin de chapitre n'est que le temps d'une brève inspiration avant de replonger pour lire la suite. C'est ce même mécanisme qui agit sur le lecteur dans les thrillers ou dans les films d'horreur&amp;nbsp;: on redoute ce qui va arriver mais on veut savoir, et c'est cette bataille entre la curiosité et l'appréhension qui fait le suspense. Le mécanisme était tellement efficace que le livre est devenu un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;best seller&lt;/span&gt; que le gens dévoraient en une nuit ce que William Godwin avait mis plus d'un an à écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 69&lt;/span&gt; de mon édition chez Penguin Classics tombe vers la fin du premier des trois volumes, à cheval sur les chapitres 8 et 9. On y est au coeur de l'intrigue. Nul besoin de savoir ce qui s'est passé avant, la dramaturgie est en place : il y est question d'ennemis mortels et déterminés, potentiellement violents, et d'une jeune fille prise entre les deux. Le meilleur de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Caleb Williams&lt;/span&gt; est là, dans la force du récit, il ne peut que pousser le lecteur à vouloir reprendre l'histoire depuis le début. Bref, sur la foi de la page 69 ce livre promet d'être passionnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poussons jusqu'à la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 114&lt;/span&gt; pour voir si un autre échantillon ne serait pas moins flatteur. Nous sommes alors dans le chapitre 1 du deuxième volume. Bien que nous soyons plus dans l'introspection et l'analyse, la tension de l'intrigue qui transparait n'est pas moins passionnante que ce qu'on trouvait à la page 69.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors quoi ? Ce livre est-il plus passionnant que le souvenir qu'il m'avait laissé ? Il faut plutôt en conclure, comme nous l'avons déjà fait précédemment, que notre petite méthode d'échantillonnage est très efficace à détecter rapidement la valeur intrinsèque d'un livre. L'auteur ne s'est pas mis à bien écrire à la page 69 ou 114 (qu'il ne pourrait pas précisément situer d'ailleurs au moment de la composition), et on ne peut pas parler de hasard si l'intrigue dont on a un aperçu nous parait profonde et passionnante à ces pages précises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce fameux style didactique alors&amp;nbsp;? J'en ai retrouvé des traces entre les pages 69 et 114 justement. Le dernier chapitre du volume 1 en est un bon (gros) exemple. Ma conclusion est que tous les romans écrits à une autre époque, et notamment s'ils se plaçaient au-dessus de la littérature populaire publiée en feuilleton dans les journaux, ont les défauts de leur auteur. William Godwin a voulu faire un roman pour illustrer ses thèses politiques. Il y a brillamment réussit, mais pas dans les parties où il prend justement la parole pour faire le point sur ses idées. Je me souviens encore avoir sauté un chapitre de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Notre-Dame de Paris&lt;/span&gt; où Victor Hugo ne faisait que recycler sa documentation sur Paris à l'époque d'Esmeralda, Quasimodo, Frolo et Phébus (Phébus chez qui Caleb Williams avait d'ailleurs été édité en français). Je me souviens aussi qu'un éditeur avait publié le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Père Goriot&lt;/span&gt; en annotant en marge les longues descriptions que le lecteur pouvait sauter ("en résumé, la chaise est très vieille, mais belle"). Donc peu importe, il est important de faire la part des choses et de comprendre la qualité d'un livre (ou d'une personne) et de ne pas s'étendre sur des défauts superficiels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que tous les lecteurs d'aujourd'hui ne soit pas capables d'apprécier ce livre parce que la majorité (comme dans tous les domaines artistiques) est dominée par une approche de consommateur de culture, c'est un fait. Les amateurs de littérature, les connaisseurs, sauront y trouver leur bonheur sans s'arrêter à une tournure qui sollicite plus leur cerveau et les fait donc penser que ce n'est pas ce qu'ils veulent lire. C'est exactement la même chose pour moi avec les vieux films, même sans aller jusqu'aux films en noir et blanc, son mono. Et je ne parle même pas des films muets. Comme ancêtre des thrillers modernes, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Caleb Williams&lt;/span&gt; peut être comparé à un film muet, considéré comme un chef d'œuvre par quelques connaisseurs, étudié dans un contexte académique qui noteront son influence, mais globalement, sinon oublié de tous, de moins en moins lu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EDIT 17/10 : J'ai retrouvé (grace au &lt;a href="http://www.gutenberg.org/files/11323/11323-h/11323-h.htm"&gt;projet Gutenberg&lt;/a&gt;) le passage qui m'avait le plus marqué, qui dépeint parfaitement une ambiance de thriller, quoiqu'avec l'emploi du passé. Le passage arrive tôt dans le livre, bien avant la page 69, qui illustre parfaitement la précédente description du maitre de Caleb Williams.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;One day, when I had been about three months in the service of my patron, I went to a closet, or small apartment, which was separated from the library by a narrow gallery that was lighted by a small window near the roof. I had conceived that there was no person in the room, and intended only to put any thing in order that I might find out of its place. As I opened the door, I heard at the same instant a deep groan, expressive of intolerable anguish. The sound of the door in opening seemed to alarm the person within; I heard the lid of a trunk hastily shut, and the noise as of fastening a lock. I conceived that Mr. Falkland was there, and was going instantly to retire; but at that moment a voice, that seemed supernaturally tremendous, exclaimed, Who is there? The voice was Mr. Falkland's. The sound of it thrilled my very vitals. I endeavoured to answer, but my speech failed, and being incapable of any other reply, I instinctively advanced within the door into the room. Mr. Falkland was just risen from the floor upon which he had been sitting or kneeling. His face betrayed strong symptoms of confusion. With a violent effort, however, these symptoms vanished, and instantaneously gave place to a countenance sparkling with rage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Villain!" cried he, "what has brought you here?" I hesitated a confused and irresolute answer. "Wretch!" interrupted Mr. Falkland, with uncontrollable impatience, "you want to ruin me. You set yourself as a spy upon my actions; but bitterly shall you repent your insolence. Do you think you shall watch my privacies with impunity?" I attempted to defend myself. "Begone, devil!" rejoined he. "Quit the room, or I will trample you into atoms." Saying this, he advanced towards me. But I was already sufficiently terrified, and vanished in a moment. I heard the door shut after me with violence; and thus ended this extraordinary scene.&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-7892067496571130849?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/0141441232?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=0141441232' title='Les aventures de Caleb Williams'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/7892067496571130849/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=7892067496571130849' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/7892067496571130849'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/7892067496571130849'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2010/07/les-aventures-de-caleb-williams.html' title='Les aventures de Caleb Williams'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-2913133353204312999</id><published>2009-03-06T13:38:00.008+01:00</published><updated>2009-03-06T15:48:38.935+01:00</updated><title type='text'>Boule de Suif</title><content type='html'>On rencontre toujours quelques pédants pour regarder Maupassant de haut. Pas assez sophistiqué, il serait juste bon à s'ouvrir à la littérature quand on arrive à l'adolescence, ou à apprendre le français quand ce n'est pas notre langue maternelle. Le gros préjugé derrière tout ça consiste à dire que Maupassant écrit dans une langue simple, un français propre mais limité. Cette idée reçue, typique des pédants qui ont donc une haute opinion de leur capacité de jugement, ne survit pas à une &lt;a href="http://maupassant.free.fr/cadre.php?page=voc"&gt;analyse comparative sérieuse&lt;/a&gt; du vocabulaire employé par Maupassant et celui de contemporains plus estimés comme Flaubert, Zola ou Proust.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors certes, les romans de Maupassant ne sont pas des chefs chefs-d'œuvre. Bien charpentés, il leur manque toujours un souffle qui porte au delà de l'enchaînement de tableaux merveilleusement mis en scène. Bel-ami, que je considère comme son meilleur roman, est un excellent conte pour adultes où le rythme de l'histoire, la dynamique du personnage central, arrive à faire oublier la vacuité des personnages. Dans les autres romans il y a une forme de morale directement pessimiste qui peut avoir son charme (quand on commence &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Une Vie&lt;/span&gt;, ou quand on lit rapidement &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mont-Oriol&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pierre et Jean&lt;/span&gt;), mais qui tourne vite à l'obsession morbide (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Fort comme la Mort&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoiqu'il en soit, tout le monde, à la suite de Flaubert, s'accorde à reconnaître &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2253009636?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2253009636"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Boule de Suif&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; comme le chef-chef-d'œuvre de Maupassant. Cette longue nouvelle a marqué son entrée sur la scène littéraire et il est un peu facile de regarder l'auteur comme un businessman de la plume qui aurait ensuite décliné son savoir-faire en publiant ses petites histoires dans la presse. Ceci dit, l'enthousiasme, la fraîcheur d'esprit sur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Boule de Suif&lt;/span&gt; laissent plus de place à l'empathie de l'auteur pour son personnage central (empathie qui choque toujours le bourgeois d'ailleurs). Si sur une soixantaine de pages (&lt;a href="http://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Fichier:Maupassant_-_Boule_de_suif.djvu&amp;page=192"&gt;édition Olendorff de 1907&lt;/a&gt;) Maupassant est au sommet de son art, cela ne veut pas pour autant dire qu'il est plus facile d'écrire des histoires courtes. C'est peut-être plus facile pour commencer à travailler son style, mais un bon romancier ne peut pas forcément pondre d'aussi bonnes nouvelles (un excellent écrivain, si).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de test de la page 69 donc pour &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Boule de Suif&lt;/span&gt; qui, de toute façon, se lit d'une traite en moins d'une demi-heure pour les plus rapides. On a souvent dit que le style de Maupassant était très proche du cinéma. Du cinéma classique, utilisant un vocabulaire balisé diraient encore une fois les plus méprisants. La &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;première page&lt;/span&gt; de &lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Page:Maupassant_-_Boule_de_suif.djvu/7"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Boule de Suif&lt;/span&gt; démarre sur un plan d'ensemble&lt;/a&gt;. Le décor, l'action sont posés avec une économie de mots, un rythme et une précision photographiques. Ce qui gênerait les pédants littérateurs ce serait donc ça, cette simplicité où il suffit presque de s'installer et de laisser le conteur faire son travail, laisser les images s'enchaîner. Encore une fois il ne faut pas s'attarder aux premières pages : ici, la description du contexte de la guerre de 1870 ne doit pas faire fuir ceux qui cherchent des histoires où les relations entre les personnages ne sont pas régies par des grades fixes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adaptons le test de McLuhan : si la page 69 correspond la plupart du temps au premier tiers d'un roman de 200 pages, intéressons-nous à la &lt;a href="http://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Maupassant_-_Boule_de_suif.djvu/23"&gt;page 23&lt;/a&gt; de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Boule de Suif&lt;/span&gt;. Sans préméditation, je découvre que tout est dans cette page : le mépris et l'hypocrisie des occupants, la gentillesse de Boule-de-Suif qui confine à la naïveté sociale. Pas plus que Maupassant elle n'a la prétention de se placer au-dessus de sa situation sociale et elle ne cherche pas non plus à en imposer aux autres pour anticiper leurs remarques dans son dos et leur faire baisser les yeux face à elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si d'aucuns le classent comme un écrivain de deuxième catégorie, Maupassant ne dépend pas du regard des autres parce qu'il n'a jamais fait l'erreur d'écrire pour les critiques littéraires. Qui lit encore les Goncourt aujourd'hui&amp;nbsp;? Des étudiants qui sont obligés de le faire, et pourtant, les frères Goncourt sont le symbole de la réussite littéraire qui fait baver les milliers de français qui se font fort d'aligner trois phrases avec prétention dans le style et dans la pose comme conteur d'histoire. Maupassant, lui, a gagné l'admiration des lecteurs, pas de ceux qui croient savoir ce qu'est la littérature.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-2913133353204312999?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/2253009636?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2253009636' title='Boule de Suif'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/2913133353204312999/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=2913133353204312999' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/2913133353204312999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/2913133353204312999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2009/03/boule-de-suif.html' title='Boule de Suif'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-81230235115725452</id><published>2008-11-28T01:11:00.005+01:00</published><updated>2009-02-26T07:08:55.589+01:00</updated><title type='text'>L'immortalité</title><content type='html'>Mon point de vue très panoramique sur Proust ne doit pas passer pour de l'anti-intellectualisme primaire, ou une opportunité gratuite pour moi de faire le malin en crachant dans l'infusion à la camomille. Il y a des lectures que je reconnais comme très intellectuelles mais qui sont beaucoup plus lisibles, comme un simple roman, qu'un gros Proust. Ce n'est pas parce que le contexte est riche qu'on doit entrer en hyperventillation !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de lire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'insoutenable légèreté de l'être&lt;/span&gt; je m'étais intéressé au roman suivant de Kundera : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'immortalité&lt;/span&gt;. Aucune raison particulière, si ce n'est que je devais être dans une phase plus intellectuelle si j'en crois le titre, mais aussi le menu du bouquin étalé en quatrième de couverture. Quoiqu'il en soit, après l'avoir vaguement feuilleté au Virgin du Carroussel, je l'ai acheté et j'ai lu avec plaisir ces 500 pages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première page montre un style simple quoiqu'on rentre direct dans une sorte d'introspection-analyse du monde environnant qui, chez Houellebecq, tournerait vite à un trip d'intellectuel tourmenté cuisiné dans une grande marmitte avec des arômates de l'air du temps. Bref, si un incipit peut rebuter le lecteur, le début de L'immortalité engage à lire plus loin. Et c'est tant mieux parce qu'il ne s'agit pas d'avoir l'air génial à la première des 500 pages...&lt;br /&gt;J'appelle à la barre McLuhan.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Page 69.&lt;/span&gt; Nous sommes dans le chapitre 9, à la toute fin de la première des 7 parties du roman. On est toujours dans cette analyse extérieure qui donne tout de suite une coloration très intellectuelle, d'autant qu'il s'agit d'observer un couple sur la durée. C'est très pertinent, très bien décrit, le style est toujours aussi simple, au service des idées avancées, sans en rajouter. Le tout donne l'impression que l'émotion n'arrive pas à prendre pied dans le décor, entre nos personnages. Et c'est précisément le ton qu'il faut sur les mots justes.&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;page 114&lt;/span&gt; nous propulse au cœur de la deuxième partie où Kundera fait une digression, qui m'a beaucoup marqué à l'époque, sur Goethe. La page 114 seule ne permet pas de saisir la pertinence de cette digression au cœur du roman, elle n'en reste pas moins stimulante. Le style n'a pas varié, et la distanciation qu'il apporte est peut-être plus facile à accepter, dans le cadre de cet essai sur l'immortalité de Goethe, pour le lecteur papillonnant qui cherche des raisons d'avoir envie de ce livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, McLuhan jure toujours de dire toute la vérité, rien que la vérité. La page 69 me parait ici correspondre pleinement au souvenir que j'ai gardé de ma lecture.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-81230235115725452?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/2070385884?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070385884' title='L&apos;immortalité'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/81230235115725452/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=81230235115725452' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/81230235115725452'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/81230235115725452'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2008/11/limmortalit.html' title='L&apos;immortalité'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-7612471466201400701</id><published>2008-11-08T16:36:00.006+01:00</published><updated>2008-11-28T01:07:22.725+01:00</updated><title type='text'>Du côté de chez Swann</title><content type='html'>Gide s'en est donc voulu de rejeter le premier morceau de la Recherche du Temps Perdu sur une impression superficielle, en l'occurrence un échantillon statistique digne de McLuhan. Il s'agit de bien voir ce qui, sur nos exemples, fait toute la pertinence du sondage auquel se résume la règle de McLuhan. Je fais part ici de mon propre jugement littéraire, de mon appréciation sur ces échantillons en fonction de mes attentes et de mes goûts, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a posteriori&lt;/span&gt; (bien conscient de ce qu'une lecture intégrale m'a apporté ou pas), mais aussi quelques fois &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a priori&lt;/span&gt;. Libre à chacun de procéder lui-même à ces expériences sur des livres déjà lus, des livres conseillés, ou des livres qu'il tarde à entamer : la règle de la page 69, pour universelle que soit sa valeur, ne fournit qu'une conclusion relative à un lecteur donné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Proust. Voilà un auteur qui tient un place écrasante dans la littérature française. Il arrive après le foisonnement du XIXe et semble mettre un point final aux œuvres imposantes, aux sommes du genre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Comédie Humaine&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Rougon-Macquart&lt;/span&gt;, de même qu'il lance la mode de la plate ego-fiction après une période où certains ont cherché à écrire (trop) différemment juste pour faire les malins. Proust est révéré à l'étranger et de manière générale dans les milieux qui se targuent de connaître la littérature. Pourtant, concrètement, le style de Proust demande tellement d'efforts de concentration qu'on ne peut pas dire qu'il s'adresse à tout le monde. Personnellement j'ai essayé deux fois de lire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Du côté de chez Swann&lt;/span&gt;, j'ai trouvé l'expérience très riche mais aussi très frustrante parce qu'à force de foisonnement intellectuel on perd le fil, on revient en arrière... lire Proust devient vite laborieux et loin de tout le plaisir simple de la lecture. Je sais bien que certains sont plus capables que moi pour cette expérience anaérobie, mais c'est qu'ils ont des capacités de concentration nettement au-dessus de la moyenne (à moins que ce ne soit au niveau de l'oxygénation du cerveau). Proust est élitiste, Proust est inextricablement intellectuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Gide regrette d'avoir jugé trop vite Proust, il regrette d'abord d'avoir poussé un peu vite chez un autre éditeur le potentiel d'un tel écrivain. Est-ce qu'une règle plus rigoureuse comme celle de McLuhan lui aurait permis au moins de ne pas surestimer sa capacité à juger rapidement et personnellement un manuscrit ? De juger professionnellement (voire scientifiquement) sans perdre son temps à rentrer dans une lecture où le côté émotionnel prend vite le pas sur le rationnel ?&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incipit. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Longtemps, je me suis couché de bonne heure."&lt;/span&gt; Tout le monde connait cette première phrase, magnifique, que le premier chapitre va nous développer et nous diluer et nous baratter pendant une centaine de pages (une cinquantaine dans l'édition "écrit petit" du Livre de Poche) pour s'achever sur l'anecdote de la madeleine, nostalgie sensorielle diffuse, véritable point de départ de cette recherche du temps perdu.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Page 69.&lt;/span&gt; Discussion mondaine où Swann argumente qu'il vaudrait mieux lire chaque jour des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pensées&lt;/span&gt; de Pascal plutôt que les informations biodégradables que nous proposent les journaux. N'est-ce pas merveilleux comment ce passage résume l'esprit de Proust, cette vie hors du temps, où l'on perd son temps justement à discuter d'un monde idéal où le temps serait employé aux choses importantes de l'esprit ? Tout ça est bien mis en scène, délicieusement suranné et subtilement futile. Que dire de plus sur Proust ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Page 114.&lt;/span&gt; Considérations très banales sur la santé de sa tante, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;featuring&lt;/span&gt; Platitudes bien ordonnées &lt;span style="font-style: italic;"&gt;by&lt;/span&gt; Eulalie.&lt;blockquote&gt;En somme, ma tante exigeait à la fois qu'on l'approuvât dans son régime, qu'on la plaignît pour ses souffrances et qu'on la rassurât sur son avenir.&lt;br /&gt;C'est à quoi Eulalie excellait.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Moins intéressant que la page 69 (Swann n'est pas là donc on tombe dans un quotidien plus qu'insignifiant) mais les phrases sont nettement moins longues qu'au début, et on peut se laisser séduire par ce goût de madeleine égrené au fil des subjonctifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on veut bien reconnaitre la nostalgie comme un fonds de commerce littéraire, alors Proust en a créé un modèle d'exploitation intensive. A l'opposé de l'interminable &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Recherche du Temps Perdu&lt;/span&gt; les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Souvenirs d'enfance&lt;/span&gt; de Pagnol sont proposées à la lecture dès l'école primaire. Le langage est simple, imagé et rayonnant du soleil de Provence ; Pagnol raconte des épisodes saillants de sa jeunesse sans prétendre tout faire tenir dans une madeleine intellectuelle. Il ne s'agit pas d'une morbide nostalgie mais simplement de souvenirs d'enfance qu'on lui a demandé de retranscrire. Alors certes &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers."&lt;/span&gt; c'est moins puissant intellectuellement, mais combien plus joli. Alors qui est ce Proust qui nous propose juste de perdre notre temps en déchiffrant avec lui comment il a perdu le sien ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-7612471466201400701?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/2253059099?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2253059099' title='Du côté de chez Swann'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/7612471466201400701/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=7612471466201400701' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/7612471466201400701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/7612471466201400701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2008/11/du-ct-de-chez-swann.html' title='Du côté de chez Swann'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-3828912759901336355</id><published>2008-10-28T16:31:00.007+01:00</published><updated>2009-02-26T07:07:43.910+01:00</updated><title type='text'>Les Caves du Vatican</title><content type='html'>Au hasard d'un déménagement ce livre de Gide et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Du côté de chez Swann&lt;/span&gt; se sont trouvés côte à côte dans ma bibliothèque. Je parlerai de Proust la prochaine fois, mais il est amusant de noter que Gide faisait partie du comité de lecture qui, à la NRF, a refusé le début de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Recherche du Temps Perdu&lt;/span&gt;. Gide en a d'ailleurs accepté la responsabilité et a même avoué s'être bloqué sur une description de la grand-mère au début du roman. J'avoue que cette description morbide (on dirait qu'il décrit le cadavre de sa grand-mère) m'avait interpelé dans mon effort pour suivre le fil du temps des jours pas perdus pour tout le monde, enfin presque...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref Gide avait fait confiance à son expérience pour rejeter le bouquin sur la foi d'une mauvaise impression tombée d'un passage, alors voyons ce que cela donne si on lui applique le même principe avec la rigueur mathématique de McLuhan.&lt;br /&gt;L'incipit n'est pas vraiment passionnant. Gide parle de ce livre comme d'une sotie, et non d'un roman. Effectivement ça ressemble à un petit exercice bourgeois, une histoire qui commence de but en blanc avec les noms des personnages, sans prendre le temps des mots pour poser le décor, une situation. Au moins reconnaissons que les phrases sont courtes et qu'on ne peut pas se plaindre d'être pris en otage par un style qui prend son temps.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Page 69&lt;/span&gt;. Le hasard fait-il bien les choses ? Le style n'a pas changé, beaucoup de dialogue, on se sent un peu dans une pièce de boulevard. Seulement voilà, on fait la connaissance de Lafcadio. Le nom déjà est mystérieux, puis le caractère du personnage pointe à travers les phrases qui s'adressent à lui sans qu'il ait besoin de se présenter. Voyons plus loin si tout ça n'est pas qu'un heureux hasard...&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Page 114&lt;/span&gt;. On revient dans l'esprit de la blague bourgeoise : une flopée de noms incongrus dans une évocation pour le moins surprenante qui ne va pas rassurer le lecteur à la recherche d'un roman bien charpenté habillé d'un style qui coule de source.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors ? Il faut reconnaitre que &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Caves du Vatican&lt;/span&gt; tire l'essentiel de son intérêt du personnage de Lafcadio, dont l'éclosion est longtemps repoussée. La page 69 fait ressortir ce point avec une clarté impressionnante&amp;nbsp;! Même dans une autre édition de la sotie Lafcadio la page 69 serait aussi révélatrice puisqu'il est, dans la pagination Folio, très présent de la page 50 à 80 sq. où il raconte plus ou moins sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, remercions une nouvelle fois McLuhan, avant de lui soumettre Proust.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-3828912759901336355?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/2070360342?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070360342' title='Les Caves du Vatican'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/3828912759901336355/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=3828912759901336355' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3828912759901336355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3828912759901336355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2008/10/les-caves-du-vatican.html' title='Les Caves du Vatican'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-5555431015990456932</id><published>2008-10-22T19:46:00.007+02:00</published><updated>2008-11-28T00:54:16.554+01:00</updated><title type='text'>Si par une nuit d'hiver un voyageur</title><content type='html'>Si les verbicrucistes s'amusaient à faire des romans, ils donneraient dans l'&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Oulipo"&gt;OuLiPo&lt;/a&gt;. En tout cas ma contrainte à moi c'était de placer un mot peu courant de plus de 12 lettres en tête de l'entrée du jour. Bref, quand on s'intéresse à l'oeuvre d'un membre de l'OuLiPo on peut craindre une certaine frustration : intellectuellement oui ça a des chances d'être intéressant, mais justement niveau littérature ça se triture "les boyaux de la tête" et c'est pas bon pour mon cholestérol (je veux dire, pour la santé générale du truc).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que cette analyse-généralisation a posteriori est confirmée par notre sacro-sainte démarche de statisticien i-69-114 pour le roman d'Italo Calvino &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si par une nuit d'hiver un voyageur&lt;/span&gt; ?&lt;br /&gt;Première page&lt;span style="font-style: italic;"&gt; ("Chapitre un"&lt;/span&gt;) : l'auteur parle au lecteur, le met en situation de se relaxer pour partir en voyage. C'est agréable ces attentions, rien à dire, c'est bien dit, mais pourtant, en s'adressant à moi en tant que lecteur, l'auteur ne veut pas que j'oublie ma situation. Il me refuse l'évasion totale qu'il se propose cependant de mettre en scène au niveau créatif. Vous voyez, c'est déjà très intellectuel comme démarche.&lt;br /&gt;Passons outre, c'est bien écrit donc cela suffit à pousser la curiosité plus loin. A vous McLuhan.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Page 69.&lt;/span&gt; Chapitre intitulé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Penché au bord de la côte escarpée"&lt;/span&gt;. On dirait du Kafka, le lecteur potentiel arrivé ici ne sera pas convaincu, et pour cause. Le passage qui échoue page 69 n'est qu'un passage d'un des avatars de récit que lance Calvino. En l'occurrence ce n'est pas celui dont le parti-pris stylistique est le plus intéressant et de surcroît on retrouve à l'intérieur du texte des mots qui rappellent la construction purement intellectuelle du récit, et plutôt que récit je dirais : l'expérience créative soumise à l'intellect du lecteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;page 114&lt;/span&gt; nous apporte-t-elle plus de motivation pour nous perdre dans ce dédale où le créateur se complaît dans les plans de sa construction d'avant-garde sans jamais s'abaisser à penser à l'aspect purement fonctionnel ? P.114, fin du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Chapitre Cinq"&lt;/span&gt;, c'est à dire d'un interlude entre deux avatars de l'exercice de style hyperbolique où l'auteur revient vers le lecteur dans un contexte d'écriture mise en abyme (et combien vertigineuse à force).&lt;blockquote&gt;Il y a des années que Cavedagna vit auprès des livres pendant qu'ils se font, pièce à pièce, qu'il voit des livres naître et mourir tous les jours, et pourtant, les vrais livres, pour lui,  c'est autre chose : ce sont ceux du temps où, pour lui, les livres étaient les messagers d'autres mondes.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Confirmation complète de l'idée générale de cette production : attention, lecture intellectuelle ! Évidemment certains passages sont brillants, mais au final c'est un exercice de style que le lecteur qui cherche simplement le plaisir de lire (sans cahots intellos) pourra s'épargner.&lt;br /&gt;Le lecteur avare de son temps remerciera donc McLuhan pour cette règle qui prouve, encore une fois ici, toute sa valeur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;PS Contrairement au livre précédent la traduction est ici limpide, ce n'est pas parce qu'on n'a rien à lui reprocher qu'il faudrait l'oublier !&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-5555431015990456932?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/2020251574?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070368254' title='Si par une nuit d&apos;hiver un voyageur'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/5555431015990456932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=5555431015990456932' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/5555431015990456932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/5555431015990456932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2008/10/si-par-une-nuit-dhiver-un-voyageur.html' title='Si par une nuit d&apos;hiver un voyageur'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-2533290821468656120</id><published>2008-10-11T02:37:00.007+02:00</published><updated>2008-10-16T19:27:21.051+02:00</updated><title type='text'>L'Aliéniste</title><content type='html'>On commémore cette année le centenaire de la mort de J-M Machado de Assis, auteur très important au Brésil et qui est même présenté par certains comme l'auteur sud-américain le plus important devant Borgès, qui lui, pas plus que Vargas Llosa, n'a dû subir cent ans de solitude avant d'être reconnu au niveau mondial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence ma découverte de l'auteur par un petit roman qui échappera au test de la page 114 puisqu'il compte à peine 80 pages. Comme quoi, quelles que soient les raisons théoriques de son choix, Marshall McLuhan avait vachement bien calibré sa règle à préjuger des livres !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Première page.&lt;/span&gt; On débute un conte, ce qui permet à l'auteur de faire une exposition traditionnelle de ce genre d'histoire (recul du narrateur, description de la perspective historique) avant de rentrer dans le vif du sujet. Ici Machado de Assis ne se complait pas dans sa description du héros et donne tout de suite le ton avec le commentaire sur son mariage. On ne peut qu'être séduit et plonger dans l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Page 69.&lt;/span&gt; On est presque à la fin de ce court roman donc (cette longue nouvelle ? Boule de Suif est de ce calibre), mais seulement à la fin du chapitre 7 sur les 13 qui composent &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Aliéniste&lt;/span&gt;. Plus exactement, on est à cet endroit précis au coeur d'une réflexion sur le pouvoir qui ne peut qu'intriguer le lecteur potentiel, venu chercher jusqu'à la page 69 une raison supplémentaire de lire le roman (et franchement, pour une roman aussi court, avec son style simple de conte, la première page suffit ; ou alors c'est qu'on cherche des prétextes fallacieux pour ne pas le lire !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit bémol tout de même : je ne lis malheureusement pas le portugais  et la traduction française (qui doit être la seule diffusée, si j'en crois la confidentialité de cet auteur) est parfois lourde. Certaines phrases sonnent mal et j'ai même eu du mal à comprendre un ou deux passages pas clairs du tout.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-2533290821468656120?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/2864245345?ie=UTF8&amp;amp;tag=laversioorigi-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746' title='L&apos;Aliéniste'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/2533290821468656120/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=2533290821468656120' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/2533290821468656120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/2533290821468656120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2008/10/laliniste.html' title='L&apos;Aliéniste'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-403517828375034741</id><published>2007-07-10T12:26:00.003+02:00</published><updated>2008-10-16T19:35:09.091+02:00</updated><title type='text'>Le Château</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070362841?ie=UTF8&amp;amp;tag=laversioorigi-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070362841"&gt;&lt;img src="http://ec1.images-amazon.com/images/I/11Z8D3TTRHL._AA_SL160_.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=laversioorigi-21&amp;amp;l=as2&amp;amp;o=8&amp;amp;a=2070362841" alt="" style="border: medium none  ! important; margin: 0px ! important;" width="1" border="0" height="1" /&gt;&lt;a href="http://p114.blogspot.com/2007/06/ltranger.html"&gt;L'eau de prose de Camus&lt;/a&gt; ce n'est pas vraiment de la grande littérature. Pour en avoir la preuve flagrante il suffit de comparer à un véritable auteur chez qui l'absurde du monde qui nous entoure est nettement mieux décrit, mis en scène... même dans l'inachevé.&lt;br /&gt;Peut-on regretter longtemps que Kafka n'ai pas terminé le Château ? Connaissant le profond pessimisme qui imprègne l'absurde fatalité dans ses oeuvres les plus connues comme La Métamorphose ou Le Procès ce n'est pas par sadisme ou masochisme (suivant notre degré d'implication dans l'histoire du héros K.) qu'on veut une fin, mais plutôt par habitude et surtout, dans le cas de Kafka où la prose est un régal de lecture, une conclusion qui nous permet d'accepter simplement, sans caprice, la fin du parcours.&lt;br /&gt;Sans trop connaître Kafka, et même en faisant confiance au test de McLuhan voire aux bons mots de l'éditeur, impossible de savoir que le roman n'a pas de fin. C'est donc un rare cas où un rapide coup d'oeil à la dernière page peut éviter une frustration, surtout au lecteur rigidement arrimé à l'idée qu'un roman c'est un début, une fin et beaucoup de mots au milieu. Encore que je me souviens d'un personnage qui expliquait commencer par la fin pour être sûr d'avoir lu la conclusion quoi qu'il lui arrive une fois le livre ouvert...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;première page&lt;/span&gt; décrit l'arrivée de K. au village dominé par le château. Un étranger arrive dans un village : début oh combien classique et efficace pour lancer une histoire avec ce qu'il faut de questions en suspens, d'atmosphère plus ou moins inquiétante suivant les ambiances, les villageois rencontrés, leurs histoires...&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;page 69&lt;/span&gt; fournit un aperçu d'une relation amoureuse du héros au milieu de ce village moins mystérieux que le château mais pas forcément plus rassurant malgré, ou plutôt à cause, de sa population d'avec laquelle K. est toujours naturellement distant. Il ne se sent de plain-pied avec personne alors même qu'il commence à être bien installé. Il n'y a aucune habitude rassurante dans son quotidien, ce qui participe au mécanisme du suspense. Il reste un étranger sans fonction précise (géomètre virtuel disons) dans un village où tout le monde est à sa place.&lt;br /&gt;Inutile d'aller jusqu'à la page 114, les sous-intrigues prises en cours de route n'apportent pas grand chose à l'intérêt superficiel que l'on peut avoir pour le roman. Le but est de se fondre dans le décor, se perdre dans l'intrigue comme le héros, et de prendre ainsi du plaisir à cette lecture.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-403517828375034741?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/2070362841?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070362841' title='Le Château'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/403517828375034741/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=403517828375034741' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/403517828375034741'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/403517828375034741'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2007/07/le-chteau.html' title='Le Château'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-4693779177197933332</id><published>2007-06-27T23:05:00.001+02:00</published><updated>2008-10-11T02:20:46.946+02:00</updated><title type='text'>What makes Sammy run?</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/0375508317?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=0375508317"&gt;&lt;img border="0" src="http://ec1.images-amazon.com/images/I/21R0TWQVEDL._AA_SL110_.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=laversioorigi-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=0375508317" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /&gt;Sammy c'est en quelque sorte le Bel-ami américain, ou plutôt un Rastignac dont on suit l'ascension de manière indirecte. Le pouvoir suprême c'est bien ce que promettait aux jeunes arrivistes le Hollywood de l'entre deux guerres, le pouvoir à tout prix moins l'exposition de la politique&amp;nbsp;: le rêve américain en pleine expansion grâce à la frontière californienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Budd Schulberg (93 ans 1/4 aujourd'hui) réussit le portrait de Sammy à l'ouverture du roman. Il faut dire qu'il a choisi un narrateur oscillant entre neutralité et désabusement, il peut alors alterner les descriptions saisissantes et l'effacement derrière l'action. C'est un choix qui a des avantages évidents mais qui présente le risque de paraître artificiel si 1/le personnage principal n'est pas assez fort pour faire oublier la caméra (le narrateur) et 2/si le narrateur ne reste qu'un prétexte, un invertébré au service du squelette narratif. Schulberg évite les deux écueils et usera du même équilibre fascination/rationalisation dans le formidable scénario de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0050371/"&gt;A Face in the Crowd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; (Une homme dans la foule) pour Elia Kazan où Walther Matthau et Patricia Neal améliorent ce qui existait déjà dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sammy&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Page 69&lt;/span&gt; de mon édition (Bantam books, 8e tirage, 1949 !) a lieu une scène magistrale où Sammy fait un numéro de jeune arriviste culotté devant le chef de rang d'un restaurant, sous le regard interloqués des autres clients et le regard gêné et réprobateur du narrateur et de son double féminin bien plus à l'aise avec l'énergie à canaliser de ce blanc-bec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Page 114&lt;/span&gt;. Passage difficile à comprendre hors du contexte, disons que la description est assez forte (il s'agit d'une ellipse narrative résumant l'action "hors-champ" d'une trame de fond) doit suffire à éveiller l'intérêt du lecteur potentiel qui feuillette et a voulu pousser le plaisir plus loin que la page 69. Disons pour ne rien dévoiler qu'il est question à cette page d'un nègre (un ghostwriter en VO), personnage bien utile à notre arriviste qui n'a forcément aucun autre talent que celui de son aplomb phénoménal et de sa volonté d'arriver à toute épreuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bel exemple d'un roman très bien écrit. Style limpide et nerveux, personnages réussis, histoire simple et passionnante. Le test de Marshall McLuhan ne peut pas faire long feu et, de fait, il ne déçoit pas plus que le bouquin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-4693779177197933332?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/0375508317?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=0375508317' title='What makes Sammy run?'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/4693779177197933332/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=4693779177197933332' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/4693779177197933332'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/4693779177197933332'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2007/06/what-makes-sammy-run.html' title='What makes Sammy run?'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-3946806126247331290</id><published>2007-06-26T19:36:00.000+02:00</published><updated>2007-06-26T23:00:08.329+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='philo/spiritualité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pas lu'/><title type='text'>A propos de Dieu : la Terre est ronde</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2253155926?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2253155926"&gt;&lt;img border="0" src="http://ec1.images-amazon.com/images/I/2103SWWJAML._AA_SL110_.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=laversioorigi-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2253155926" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /&gt;Après le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://p114.blogspot.com/2007/06/da-vinci-code-pas-besoin-daller-loin.html"&gt;Da Vinci code&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; voici le second livre que je n'ai pas lu à passer au test i-69-114. Autant j'aime la philosophie autant les bouquins de spiritualité ne m'intéressent pas du tout et cet exemple me conforte dans mes préjugés à leur sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence avec des évidences affirmées comme telles &lt;span style="font-style:italic;"&gt;"Il est pourtant évident que jamais le connu ne pourra connaître l'inconnu ; il ne peut connaître que ce qui lui a été enseigné, ce qu'il a engrangé."&lt;/span&gt; (p.11). Mouais, passons directement à la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 69&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la page 69 il est question de perception pure qu'on ne peut pas connaître avec notre expérience. Super. Krishnamurti dit ceci en 40 fois plus de mots. C'est vraiment le roi de la reformulation pour les gens lents à la comprenette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Page 114, ou Faut-il rigoler ? &lt;span style="font-style:italic;"&gt;"Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais plus on fait d'efforts pour comprendre un problème, moins on le comprend."&lt;/span&gt; Oui, ok, il faut prendre le temps de faire le vide pour s'ouvrir l'esprit face à un problème épineux, ne pas s'évertuer à le prendre par les cornes. Le problème en l'occurence c'est que la manière orientale de Krishnamurti tourne en rond pendant des paragraphes pour exprimer des évidences qui peuvent certes faire figure de paroles de sagesse, à condition de ne pas trop être exigeant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avé Krishna ! ceux qui ne vont pas te lire ne vont pas perdre leur temps non plus à saluer tes vérités vraies qui ne mangent pas de pain. A lire les commentaires de lecteurs sur Amazon on dirait que certains trouvent ça puissant, moi j'ai du mal à trouver ça intéressant et encore moins stimulant. Pas assez intellectuel ce Krishna sans doute, mais avec sa spiritualité discount au moins il n'a pas fondé de secte pour exploiter le fonds de commerce des esprits un peu light niveau lecture.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-3946806126247331290?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/2253155926?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2253155926' title='A propos de Dieu : la Terre est ronde'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/3946806126247331290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=3946806126247331290' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3946806126247331290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3946806126247331290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2007/06/propos-de-dieu.html' title='A propos de Dieu : la Terre est ronde'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-4199051269358270062</id><published>2007-06-22T13:40:00.000+02:00</published><updated>2007-06-22T14:57:42.837+02:00</updated><title type='text'>L'étranger</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070360024?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070360024"&gt;&lt;img border="0" src="http://ec1.images-amazon.com/images/I/21WWRJ6S1VL._AA_SL160_.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=laversioorigi-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2070360024" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /&gt;Voilà un livre qui bénéficie d'une place privilégiée dans la littérature française puisqu'il a été à une époque le livre le plus étudié pour le bac. A ce titre c'est à peu près le seul souvenir de littérature pour beaucoup de gens qui ne lisent pas, ou si peu. Conséquence directe&amp;nbsp;: quand la Fnac faisait un sondage en 2000 sur les livres les plus importants du 20e siècle c'est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'étranger&lt;/span&gt; qui arrivait en tête. Un choix consensuel donc, nettement devant &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070360288?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070360288"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=laversioorigi-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2070360288" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /&gt;, &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070368793?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070368793"&gt;Les faux-monnayeurs&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=laversioorigi-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2070368793" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /&gt; et aussi &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070368254?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070368254"&gt;Manhattan transfer&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=laversioorigi-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2070368254" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /&gt; (des livres qui ont dû être cités sans avoir été vraiment lus).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;première phrase&lt;/span&gt; de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'étranger&lt;/span&gt; est une des plus célèbre de la littérature française (quoiqu'un homme politique français, qui mérite bien l'anonymat, s'est planté en voulant faire le malin sur la question il y a quelques mois) et elle pose tout de suite l'intrigue vécue depuis le cerveau même du narrateur. L'accroche est suffisamment universelle, les phrases courtes et simples pour qu'on entre dans l'histoire sans se forcer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Page 69.&lt;/span&gt; Dans l'édition de référence Folio c'est le début du chapitre 5 et la page est emblématique du roman, rien à dire. Meursault y enchaîne sur le même ton mortellement neutre le constat de son manque d'ambition professionnelle et de son manque de passion au niveau privé quand il répond à Marie qu'il veut bien l'épouser si elle veut mais qu'il ne l'aime pas, que tout lui est égal. C'est assez étonnant qu'un personnage aussi peu passionné, aussi peu passionnant soit le "héros" du livre le plus connu, ou le plus lu, de la littérature française. Le style de Camus est en phase avec ce personnage terne, ce mort vivant, qui pour subir sa vie n'en propose pas pour autant une vision particulière. Il n'est même pas un héros noir rattrapé par son passé, la fatalité etc. Sérieusement je pense que le style "à tatons" (phrases courtes, idées simples) explique à lui seul le "succès" (assisté par l'éducation nationale) du livre. Pas compliqué à lire en entier et très rapidement, lecture liée au souvenir du lycée et finalement satisfaction d'avoir ce bout de culture à revendiquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pousser jusqu'à la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 114&lt;/span&gt; (ch. 2 de la 2nde partie) ne nous apprend rien de plus sinon au niveau de l'évolution de l'intrigue. Meursault qui décrit sa vie en prison est plus inintéressant et même fatiguant que jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment peut-on garder un souvenir fort de la lecture de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'étranger&lt;/span&gt;&amp;nbsp;? Ce n'est pas dans le bouquin qu'il faut trouver la réponse. En tout cas le test de Marshall McLuhan fonctionne parfaitement pour qui souhaite éviter une mésaventure de lecteur aussi importante que d'être pris en otage par &lt;span style="font-style:italic;"&gt;"Aujourd'hui maman est morte."&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-4199051269358270062?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/2070360024?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070360024' title='L&apos;étranger'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/4199051269358270062/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=4199051269358270062' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/4199051269358270062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/4199051269358270062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2007/06/ltranger.html' title='L&apos;étranger'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-8315428169430019260</id><published>2007-06-14T08:24:00.002+02:00</published><updated>2008-10-11T02:19:10.480+02:00</updated><title type='text'>Scaramouche</title><content type='html'>Maintenant que j'ai vu la première adaptation cinématographique du roman de Rafael Sabatini je vais pouvoir faire une &lt;a href="http://vostf.blogspot.com/2007/06/dj-vu-scaramouche.html"&gt;petite analyse comparée&lt;/a&gt;. Ce qui tombe bien c'est que la première version, qui suit de peu la publication du roman (1921 &gt; 1924), est plus fidèle à sa source en celà qu'elle reprend nombre de scènes évacuées dans la version technicolor de 1952. Ceci m'a aidé à me remémorer quelques scènes fortes (ou pas du tout) de ce roman d'aventure qui mèle étonnement bien un fond romantique obligé avec le contexte politique complexe du début de la Révolution Française. Mais même très bon cela reste un roman d'aventure qui ne s'approche guère de la grande littérature. Quoique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tout début du roman, la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;première phrase&lt;/span&gt; décrit magistralement bien le personnage principal au point que je doute que le reste du roman soit à la hauteur de cette description.&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;He was born with a gift of laughter and a sense that the world was mad.&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;La suite de la première page va plus loin dans la présentation géographique, sociale voire génétique (ah le héros d'aventure avant tout en quête de lui-même !) mais la première phrase se suffit à elle-même et justifie amplement à elle seule l'envie de lire le roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Test de la page 69.&lt;/span&gt; Le style se pare-t-il de quelques fulgurances au fil de l'aventure ou l'action se suffit-elle à elle-même ? Deuxième page du chapitre IX et dernier chapitre de la première partie (sur 3) dans mon édition, la page 69 pose l'intrigue en amenant  le héros dans une impasse, seul contre tous. &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/search?ie=UTF8&amp;amp;keywords=scaramouche&amp;amp;tag=laversioorigi-21&amp;amp;index=blended&amp;amp;linkCode=ur2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746"&gt;Scaramouche&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=laversioorigi-21&amp;amp;l=ur2&amp;amp;o=8" alt="" style="border: medium none  ! important; margin: 0px ! important;" width="1" border="0" height="1" /&gt; qui n'est encore qu'André-Louis Moreau se retrouve face à son amour de toujours, Aline de Gavrillac, et on a droit à un exposé de sa situation compliquée donc simple niveau action : il est pourchassé par les autorités qui sont bien évidemment du côté des méchants nobles. Bref le test de la page 69 ne pardonne pas : soit on a envie de lire un bon roman d'aventure et on trouve ici les ingrédients qu'on recherche, soit on recherche un peu mieux que des situations et des dialogues convenus à ceci près que le héros est assez jovial et insouciant, tel que présenté dans la première phrase mais pas fascinant non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième chance : &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;page 114&lt;/span&gt;. Si cette fameuse première phrase nous laissait espérer beaucoup qu'en est-il du personnage sur le point de devenir Scaramouche ? C'est le coeur du roman puisque le héros s'y cache au sein d'une troupe de théatre derrière le masque d'un comédien de pantomime. Pas de fulgurance de style, la continuité de l'action, fluide, un peu trop fluide, mais toujours une certaine légèreté, légèreté qui dans un autre contexte narratif passerait vite pour de l'économie de style.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le verdict est clair : bon roman d'aventures dont le principal défaut est de ne pas répondre aux attentes suscitées au niveau du style par sa première phrase.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-8315428169430019260?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/8315428169430019260/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=8315428169430019260' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/8315428169430019260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/8315428169430019260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2007/06/scaramouche_14.html' title='Scaramouche'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-3976664332548479267</id><published>2007-06-14T01:14:00.001+02:00</published><updated>2008-10-11T02:33:31.861+02:00</updated><title type='text'>Manhattan Transfer</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070368254?ie=UTF8&amp;amp;tag=laversioorigi-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070368254"&gt;&lt;img src="http://ec1.images-amazon.com/images/I/21C244P8EDL._AA_SL160_.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=laversioorigi-21&amp;amp;l=as2&amp;amp;o=8&amp;amp;a=2070368254" alt="" style="border: medium none  ! important; margin: 0px ! important;" width="1" border="0" height="1" /&gt;Un livre pas évident en celà qu'il suit plusieurs personnages sur une vingtaine d'années sans vraiment raconter une histoire. En plus je me souviens que la traduction était parfois très faible au point que je reconnaissais de temps à autre des expressions idiomatiques traduites mot-à-mot (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"let's sleep on it"&lt;/span&gt; traduit par dormir dessus !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tout j'ai beaucoup aimé ce livre dont le style limpide s'approche de la description cinématographique. D'ailleurs ce style et les sujets choisis font penser à ce que sera le cinéma néo-réaliste vingt ans plus tard.&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;première page&lt;/span&gt; propose ainsi quelques images fortes pour nous présenter New-York du point de vue d'un gars qui arrive de la campagne pour y chercher du travail.&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;page 69&lt;/span&gt; est fidèle au style du bouquin, elle propose deux scènes très fortes dans leur justesse, leur capacité d'offrir l'essentiel au lecteur d'un point de vue visuel et émotionnel. Et ce, encore une fois, malgré la traduction faible (estampillée Gallimard 1928) de mon vieux Livre de Poche.&lt;br /&gt;Pour le plaisir je replonge jusqu'à la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;page 114&lt;/span&gt;. On est plus loin dans l'évolution des personnages, la fluidité est toujours au rendez-vous et on sent l'intérêt dramatique se renouveler à chaque changement de scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final on achète le livre les yeux fermés sauf si on préfère fermer les yeux sur les livres qui ne racontent pas une histoire isolée, parce que c'est fatiguant pour la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript" src="http://www.assoc-amazon.fr/s/link-enhancer?tag=laversioorigi-21&amp;amp;o=8"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;noscript&gt;&lt;br /&gt;    &lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/s/noscript?tag=laversioorigi-21" alt="" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/noscript&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-3976664332548479267?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.fr/gp/product/2070368254?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2070368254' title='Manhattan Transfer'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/3976664332548479267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=3976664332548479267' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3976664332548479267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/3976664332548479267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2007/06/manhattan-transfer.html' title='Manhattan Transfer'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-8009681326586315677</id><published>2007-06-13T12:34:00.000+02:00</published><updated>2007-06-26T22:51:41.706+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pas lu'/><title type='text'>The Da Vinci Code: page 1 fodder</title><content type='html'>Le best-seller que tout le monde, même ceux qui ne lisent jamais, s'est trouvé obligé de lire ou d'acheter parce que tout le monde en parlait. Pas moi. Pourtant au début du buzz j'avais demandé à un pote (assez peu fiable question goûts littéraires) de me prêter le bouquin quand il l'aurait fini.&lt;br /&gt;Et puis j'ai lu la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;première page&lt;/span&gt; à la Fnac. Le Louvre la nuit avec le meurtre mystérieux du conservateur Jacques Saunière qui se profile. Style minable, mise en scène ridicule de nullité. La seule fois où je me suis de nouveau intéressé à l'affaire c'est quand on m'a offert le &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2757800213?ie=UTF8&amp;tag=laversioorigi-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2757800213"&gt;Code Da Vinci : l'enquête&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=laversioorigi-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2757800213" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /&gt; écrit par des journalistes pour explorer les sources d'inspiration du livre. Voilà qui aide à comprendre l'engouement pour la conspiration suprême décryptée sans rire tout en évitant de subir les presque 500 pages de constipation de l'auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 69&lt;/span&gt; vient modifier mes préjugés&amp;nbsp;:? Dans l'édition poche US (cette fois on ne pourra pas dire que c'est la traduction qui était faible) il s'agit de la &lt;a href="http://www.amazon.com/gp/reader/1400079179/ref=sib_dp_pt/002-3996407-8346440#"&gt;deuxième page du chapitre 13&lt;/a&gt;. L'auteur mèle des dialogues sans profondeur (Robert Langdon est vraiment tourneboulé, le pauvre, face à Sophie Neveu qui-sait-tout) avec une narration lourde de poncifs. Encore une fois style minable d'un auteur qui ne sait pas écrire ou, au choix, qui pourrait écrire dans la collection Harlequin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref pas la peine de pousser jusqu'à la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;page 114&lt;/span&gt;. Le Da Vinci Code est nul dès la première page.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-8009681326586315677?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.amazon.com/gp/reader/1400079179/ref=sib_dp_pt/002-3996407-8346440#' title='The Da Vinci Code: page 1 fodder'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/8009681326586315677/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=8009681326586315677' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/8009681326586315677'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/8009681326586315677'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2007/06/da-vinci-code-pas-besoin-daller-loin.html' title='The Da Vinci Code: page 1 fodder'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-6942306299914791370</id><published>2007-06-13T12:14:00.001+02:00</published><updated>2008-10-11T02:36:28.882+02:00</updated><title type='text'>Préjugés 69-114 - avant-propos</title><content type='html'>Avant quand je feuilletais un bouquin pour savoir si j'aurais envie de le lire je lisais simplement la ou les premières pages. Mauvaise idée parce qu'un écrivain a pû s'appliquer particulièrement sur l'incipit, le premier chapitre, puis ne plus rien avoir à raconter et s'essouffler très vite. C'est un cas très courant : on ne peut pas vraiment distinguer les premières pages du roman lui-même de sa couverture, du blabla de l'éditeur en quatrième de couverture (parfois agrémenté de louanges en kit). Tout ça fait partie de l'emballage avec le marketing qui vise à imposer les volumes dans les rayonnages des libraires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'empêche qu'en feuilletant un livre et en lisant la première page, la page 69 et la page 114 on peut se faire une bonne idée de ce qu'il vaut. En ce qui me concerne voici les critères de choix de mes lectures :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;l'histoire doit m'intriguer, me paraître une bon prétexte à l'écriture d'un roman&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;le style doit être clair et pas monotone à défaut d'être puissant&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;L'histoire peut être éventuellement un mauvais ou un bon prétexte mais le style, lui, ne pardonne pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-6942306299914791370?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/6942306299914791370/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=6942306299914791370' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/6942306299914791370'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/6942306299914791370'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2007/06/prjugs-69-114-avant-propos.html' title='Préjugés 69-114 - avant-propos'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-504738713315215252.post-6955976344924587595</id><published>2007-06-13T11:44:00.001+02:00</published><updated>2008-10-27T18:58:32.970+01:00</updated><title type='text'>McLuhan's page 69 test</title><content type='html'>C'est une &lt;a href="http://www.iht.com/articles/2006/11/14/opinion/edbeam.php"&gt;chronique&lt;/a&gt; d'Ed Beam pour le Boston Globe qui m'a appris l'existence de ce test.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Earlier this year, in a book called "How to Read a Novel," British writer John Sutherland resuscitated Marshall McLuhan's famous "page 69 rule." Inundated by an ever-increasing flood of books, and lacking time to evaluate them, the late Canadian savant proposed turning to page 69.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;If the prose allured, buy the book. If not, don't.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Let's see how well this works.&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;C'est le célèbre &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marshall_McLuhan"&gt;Herbert Marshall McLuhan&lt;/a&gt;, figure essentielle de l'analyse de nos sociétés sur-médiatisées, qui a imaginé et vérifié ce test. C'est simple&amp;nbsp;: &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;pour savoir si un livre mérite d'être lu, l'ouvrir directement à la page 69&lt;/span&gt; et si cet extrait nous intéresse alors c'est que le livre mérite d'être lu par rapport à ce niveau d'attente. Sinon on a gagné du temps et de l'argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ironie du sort : Herbert Marshall McLuhan est mort à 69 ans. Et ce n'est pas que j'espère vivre jusqu'à 114 ans&amp;nbsp;: j'ai eu connaissance de l'âge du capitaine bien après avoir choisi le chiffre 114, symbolique à plus d'un titre mais jamais du côté sexuel (je cherche encore) puisqu'il s'agit par exemple d'un article du code de la consommation relatif au "contrat ayant pour objet la vente d'un bien meuble ou la fourniture d'une prestation de services à un consommateur."&lt;br /&gt;Pile poil ce  qui nous intéresse ici : avoir une règle pour ne pas se laisser abuser par le marketing de l'achat impulsif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc voyons comment cette règle fonctionne sur des livres que j'ai déjà lus, ou que j'aurais eu envie de lire pour une raison ou pour une autre (parce que j'en ai entendu parler, parce qu'ils me sont tombés sous la main, parce que la couverture... mais surtout pas la quatrième de couverture, sacrilège&amp;nbsp;:!). Je pourrai aussi voir si cette règle me conforte dans mes préjugés concernant les livres (ou plutôt les auteurs) que je me refuse à lire et vérifier que la première page peut être trompeuse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;(c) 2007 p114.blogspot.com &amp; vostf.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/504738713315215252-6955976344924587595?l=p114.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.iht.com/articles/2006/11/14/opinion/edbeam.php' title='McLuhan&apos;s page 69 test'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://p114.blogspot.com/feeds/6955976344924587595/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=504738713315215252&amp;postID=6955976344924587595' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/6955976344924587595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/504738713315215252/posts/default/6955976344924587595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://p114.blogspot.com/2007/06/mcluhans-page-69-test.html' title='McLuhan&apos;s page 69 test'/><author><name>viktor</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14217074337508305878</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_TKL0z5rsGew/SQBVW0fejKI/AAAAAAAAAGk/77nFxpw-z7o/S220/vik-eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
